samedi 27 avril 2013

Fausten : Fausten

L'album qui te confirme que : oui, tu as bien fait de revendre celui de JK Flesh, et non, cette musique-là n'a pas cessé d'en avoir à dire avec venin, c'est juste JKB qui ne sait plus que radoter et bégayer, dans cet idiome. On en ressortirait presque ses Electric Ladyland IV, V & VI pour mesurer l'ampleur de la mutation.
Celui aussi qui sonne la fin de la récré pour tous ces foutus albums de "techdub", "bass music" et autres "dubstep" sonnant comme de la house jouée par des indie-rockeux, et aux ennuyeuses pochettes MOMA que même le grey metal commence à devoir se farcir à présent, confer Altar of Plagues. Voici, petit, ce que lourd, opaque et oléagineux veut dire. Voici ce que c'est que de rendre la réalité et le temps visqueux, élastiques, épais, comme savent le faire les bons vieux disques de death ou de weirdbreak - et non pas linéaire et métronomique comme votre krauttech moderne le fait si mignardement, avec ses morceaux qui passent aussi rudement que des reportages dans le magazine TGV, et avec le même pouvoir d'annihilation. Fini la techtruc béate-abrutie, il est l'heure de se remettre aux vrais produits qui secouent et à la musique des insectes libidineux qui sont les maîtres de ce monde, à cette matière informe, changeante, changeuse, immersive, impérative, insidieuse, indirecte, à cette cochonnerie qui a toutes les qualités d'un simple état passif mais tout le comportement d'un envahisseur (mal) intentionné - et qui te démonte les viscères et te démolit le foie avec délices et lubricité. Oh et puis plutôt que de persister à vouloir vous mal décrire la consistance et l'action chimique de Fausten, pourquoi ne vous renverrais-je pas à la bien commode définition de sludge ?

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