jeudi 18 avril 2013

Head of the Demon : Head of the Demon

L'envers du doom, ou son fantôme, peu importe que la cossardise ait si facilement raison de mes velléités d'analyser ou inventer les figures artistiques, on aura plus tôt compris en écoutant cet effarant album, qui réussit brillamment à se faire éprouver aussi pesant que la mamelle de pierre de quelque affreuse idole de la Grande Mère Lubricité de quelque affreux Orient pouilleux et dépravé - sans jamais avoir recours aux facilités du gros son ou du gros riff terrassant. Lourd et aérien, tel est le doom narquois de Head of the Demon,  qui nous montre avec amabilité que le vrai pouvoir et la vraie présence  se contentent d'appuyer, et d'une infinie patience, car tel est sans doute aucun ce qui caractérise le mieux ce disque poussiéreux, ferronnier, dont les manières sont celles de qui remue nonchalamment les braises dans l'âtre, de la bête tapie paresseusement dont seule l'acuité des pupilles qui suivent tous les mouvements alentour décèlent la létalité à l'affut. Un disque qui amène le sexe qui manque chez Valborg, dans la manière avec laquelle il vient jouer à la torture au milieu de tous tes fantasmes sur Gilles de Rais et Joris-Karl Huysmans. Il suffit de dire que ce disque n'admet pas trop de pareils hormis un certain Embrace the Narrow House qui paraît bien nerveux et sentimental en comparaison.

1 commentaire:

Raven a dit…

ooooooohhhh