mardi 16 avril 2013

Kabul Golf Club : Le Bal du Rat Mort

Si les Blood Brothers en avaient, les appellerait-on mon oncle ? A-t-on encore envie d'écouter ce genre de musique ? Quel est le lien de parenté exact entre Daughters et Psyopus ? The Locust n'auraient-ils pas mieux fait de nous donner des albums de dsico ? Ainsi que le chante si finement Frustration, too many questions, ain't got no answers.
Et on s'en fiche un peu, tant que Le Bal du Rat Mort tient de la sorte à la fois les promesses festives bastringue de son intitulé, et celle des relents de terreur de sa pochette, avec sa brutale java de lucioles terroristes, armées de basses irradiantes et de guitares cortico-fissurantes, qui le porte toujours intact et impérieux à travers des atmosphères de mélasse aussi obscures que le grand Primus (celui de Pork Soda, donc) où les gigues et les pavanes disloquent les tendons selon des manières qui rappellent l'abominable Cut and Run - pas tout à fait rien, on peu le constater, mais Kabul Golf Club n'est pas tout à fait rien, il va falloir se le dire.
On est donc en droit d'attendre, avec la sévérité qui est dûe aux enfants gâtés par le talent, qu'ils passent à présent de l'entêtant à l'obsédant, et de la rougeur au tissu cicatriciel, derrière eux.

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