samedi 6 avril 2013

Melvins : Everybody Loves Sausages

En voici en revanche d'autres qui n'invoquent pas la sainte teinte en vain. On ne va pas en faire un bloc, ce serait mal barré puisqu'il est ici question d'un album de reprises - ce qui paraît, du coup, être la solution pour qu'enfin les Melvins parviennent à ressortir un bon disque, (A) Senile Animal commençant à dater.
Or donc, une reprise de Venom avec Scott Kelly au chant, sur le papier on se gratte la tête, à entendre ça encule, comme qu'y disent les gosses, la voix un peu poussée et porcine du vieux barbudo tartinée sur ce son hostile à la limite du Moss et ces riffs prognathes, mes enfants... Puis une reprise de Queen, ça c'est toujours une bonne idée, peu importe si y a du second degré de merde on le sent pas, et les Melvins qui neuneu-isent à fond les bananes c'est toujours bon aussi ; mais les Melvins le slip en feu sur l'air de "Black Betty", c'est banco aussi bien sûr ; ensuite y a un truc (flemme d'aller recouper les infos et ce genre de truc) qui sonne époque Stooges, avec un chanteur qui sonne tout à fait comme l'idée que je me fais de Mark Arm, et c'est bien bonnard aussi, limite du Icarus Line mais en version rurale, pour dire ; puis du gros punk bouseux neuneu ; et quand même encore, aux milieu de quelques agréables pantalonnades, deux gros morceaux, mais ce qui s'appelle du gros morceau dans tous les sens du terme : Thirlwell impérialement fiévreux , fatal, embrasé sur "Station to Station", et Biafra... eh ! ma foi, la même, sur, attendez la suite... "In Every Dreamhome a Heartache" ! et la vieille bique se permet encore de faire jeu égal, comme on dit dans le jargon, avec Ferry, ce qui est presque plus une performance, techniquement, que pour Thirlwell vu que Thirlwell, et puis vu que Bowie, hein...
Bref : pour tout ça, on passera avec magnanimité sur un rose il faut bien le dire assez rougeâtre.

Aucun commentaire: