mardi 2 avril 2013

Pryapisme : Hyperblast Super Collider

Tout comme l'extra-terrestritude, l'hystéro-loufoquerie musicale a tôt fait de fatiguer le chaland - encore plus vite si l'on prend mon cas, que voulez-vous on a ses intolérances ; et quand bien même elle chercherait à se défaire de toute cette pesante festivité et à se mêler de sérieux, si c'est pour se payer des Disco Volante, merci bien !
Mais Pryapisme a le chic - celui que n'a pas eu à mon sens le dernier Igorrr, celui pour tailler dans le lard avec amour mais juste, pour user de tous les trucs potaches et potentiellement prévisibles - en l'occurrence évidemment du gaming instrumental, et puis l'inoxydable fête foraine, et les mélodies horrifico-épiques en plastoc fluo-pisseux - et que ça cogne, pourtant, à t'en faire rentrer de plain-pied dans le mode plein-écran, et entendre discrètement l'issue de secours qui se verrouille derrière tes fesses, sans autre solution que de suivre le disque où il te mène dans ses vertigineuses farandoles de démence - soit à la conclusion que curieusement, c'est Igorrr que l'on catalogue breakcore alors que les Pryapisme, souvent affiliés d'office au metal, sont sans doute ce qu'il y a de plus proche de ce que pouvait être Venetian Snares avant de sombrer dans un coma dont il ne s'est au bout du compte jamais complètement réveillé... tout en ne s'en contentant pas, et en persistant à mixer très velouté Purcell, Van Halen, Morricone, Schiffrin, Peter Sellers, Emotional Joystick, Doormouse, et à ne jamais être, ni Rococo Holocaust, ni ce moussorgsky-jeunet-black-nintendo-helloween-dhg-yello-amstrad-mayhem-machin-metal qu'il pourrait tristement se contenter d'être. Au lieu de quoi ils continuent avec superbe de tituber à la délicieuse lisière de l'éprouvant.

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