dimanche 28 avril 2013

Puce Moment : Puce Moment

Au cas où entre les Andy Stott et Fausten ci-dessous il vous reste encore un peu de place pour un rabiot d'ice-dub moderne, mais que vous souhaitez continuer à éviter le tout-venant des disques glaciaux comme une giclée de déodorant Ushuaïa Nature sur l'aisselle, rencardez-vous voir avec le nouveau projet-machin des Cercueil. En fin de compte pas si surprenant, ils arrivent sur ledit haut-plateau par leur propre chemin tout en simplicité : une manière de Cerceuil version post-mortem, version l'autre côté du rideau toxique, version corps astral - que vouliez-vous, qu'ils se refissent ? Quand ce que l'on sait faire le mieux est voler... Puce Moment vole donc, avec une féminité élémentale et une majesté de raie manta au milieu de noires fosses marines aussi abyssales que leur température à en rendre à Kirlian Camera et au Cure de 81, et qui est l'élément où eux sont d'humeur la plus féline et placide - limite averse tropicale.
Tout compte fait, allez voir ce disque même en cas de réponse "non" ou "nsp" à la question initiale ; au cas où une visite de la vertigineuse new wave de Cercueil en terre ambient techno voluptueuse soit chose à vous faire pressentir le ravissement boréal le plus catastrophique, la complétude façon Leutha voire Carla Subito en musique d'after pour petits matins blancs. Et sous la noire et coupante épaisseur de la banquise de découvrir que se cachent une extase qui se fragmente en lents prismes à l'infini.
Trouant. Vous allez voir qu'on va y arriver, que je me remette à écouter Starfish Pool.

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