lundi 13 mai 2013

Cerekloth : In the Midst of Life We are in Death

Instrumentalement, on est presque sûr que c'est du death - mais pas tout à fait non plus, pour commencer à se figurer un peu le machin : on penserait au Moonspell des premières démos, à Ataraxy, à un truc grec, genre Horrified ou Chaostar, bref à de la malfaisance pompière et poussiéreuse typiquement européenne - à la rigueur à Nightbringer, pour l'amour de la soie et du cramoisi qu'on en déduit, un Nightbringer tout encombré de caillots de sang à différents stades de formation... et à du Deathspell Omega, indubitablement quoique subtilement (relativement), qui vient déjà brouiller la situation.
Mais, soit dit sans vouloir manquer de respect à leurs talents de peintres, on s'en fiche un peu, parce que la grosse affaire, ici, c'est vocalement qu'elle a lieu. Le type de Cerekloth, il te déballe l'agglomérat ultime entre touts les spectres de stridulation utilisés chez, on prend sa respiration, Hell Militia, Arkhon Infaustus, Soilent Green, DsO, Aosoth, Sonne Adam, Disciples of Mockery. Oui, ça fait du monde ; ça tombe bien, le type a du monde dans le gosier, et un nombre de glottes assez difficile à déterminer ; il mâchouille la ferronnerie, aussi, avec une sensualité joliment soulignée par les guitaristes ; on a compris, c'est de bestial, de sanguinolent, de purulent, de turgescent, de Harkonnen qu'il va être question dans l'histoire, quelque mélodiques que puissent être les morceaux ; d'ailleurs, on pourrait parler d'une sorte d'Arkhon ambiance retrouvailles pour la fin du monde au centre de la terre. C'est, vous en conviendrez, d'une importance presque accessoire lorsque de toutes les façons on tient ainsi - ahem - emboîtés (mais si, vous voyez bien...) un organe pareil et une pochette pareille.

1 commentaire:

raven a dit…

1. Pochette. 2. Erection.