dimanche 12 mai 2013

Hypnoskull : Electronic Music Means War to Us 2

Un nouvel Hypnoskull, en quelque sorte c'est pareil qu'un nouveau Darkthrone ou un nouveau Motörhead : du diable si on en a quelque chose à secouer de savoir si ça change la donne ou quoi que ce soit de cette eau-là. Comme c'est la loi en terres électroniques, on y trouvera forcément un peu de dubstep et autres trucs actuels, et comme c'est la loi chez Patrick, ce sera fait avec l'acerbité avec laquelle on expulse l'excédent de jus de chique de sa joue tout en enclenchant le lance-flammes.
Notez d'ailleurs qu'un tel vocabulaire matamore n'est pas le plus adéquat ici, tant malgré son nom cet album n'a pas la méchanceté de IOUM. Il dégage plutôt la tranquille assurance d'un parrain-clochard qui détient toutes les clés de la cité et t'en fait visiter tous les envers et les déversoirs à la nuit tombée, aux commandes de sa pelleteuse sport personnelle, en ré-arrangeant et dévastant quelques portions au passage, voilà la guerre que conduit Patrick, tout dans la décontraction et la chiquenaude, à l'exception de quelques brusques poussages de gaz en forme de rappel acéré du gabarit auquel on a affaire en la personne de ce vieux Patrick, faudrait voir à pas trop le prendre pour un perdreau. Les basses, il en trimballe pas que pour groover, il n'est jamais prudent de l'oublier.
Est-ce que cette suite est le meilleur album d'Hyonoskull à ce jour ? Sans doute pas, mais du diable si on en a quelque chose à cirer, Patrick nous a déjà donné pléthore de boucheries pour les grands jours, alors le chaloupé hip-hop et les copeaux qui voltigent du plat du jour suffisent à faire ronronner d'aise. La prochaine fois, en revanche, il sera temps de penser à faire très mal.

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