vendredi 17 mai 2013

Queens of the Stone Age : ...Like Clockwork

Haters gonna hate. Enfin sans doute. Enfin, j'imagine. De toutes les manières, j'ai décidé d'un commun accord avec mon psy de cesser d'imaginer ce que les gens pensent, et cela fait le plus grand bien à mon ulcère et ma verve. Après tout, s'il en est pour n'avoir pas encore remarqué qu'Oliveri était parti, et puis que Songs for the Deaf était un album qui boxait dans la catégorie "sympathique"...
Queens of the Stone Age, donc, accomplissent ce que je vais décidément cesser d'espérer à partir de One of Us is the Killer, des désespérants Dillinger : l'épanouissement complet de sa mue en pop-rock de riche, voire variétoche deluxe si vous y tenez, et peu me chaut que d'aucuns les traiteront de plus belle de designer-rock, après tout Trent Reznor est mort depuis trop longtemps, même si on croit entendre son timbre sur le présent album, et le flambeau de l'érotisme carrossé chez Bertone doit être repris ; puis il n'est qu'enfin justice que Josh Homme se concentre quasi-exclusivement de la sorte sur sa voix à humidifier les culottes, qui est on le sait de longue un de ses plus beaux atouts, et fasse couiner la soie à longueur de disque. On pourrait dire qu'ici QotSA concilie la langoureuse angularité d'Era Vulgaris et les vertiges veloutés de Lullabies to Paralyze - sans oublier bien entendu du FM de dancing d'aire de repos sur une autoroute pour 1985 ; ou tout simplement que QotSA continue de grimper, palier par palier, de nous entraîner loin de l'âge où on l'a connu, en parvenant ici à l'alliage de la vulgarité et de la grâce sans utiliser le coupe-file terroriste du over the top : un des coups les plus difficiles à réaliser ; et comme les Queens restent les Queens, le goût de la gerbe et du tournis n'est jamais bien loin, c'est un euphémisme.

1 commentaire:

Raven a dit…

....il semblerait que cette merde soit agréable....