vendredi 10 mai 2013

Starfish Pool : Dante's Carnival

Dante's Carnival. L'aura du disque est à la hauteur des promesses du frontispice. Welcome to hard psychedelia. Car sous l'apparence de froideur asexuée tendance Benelux ascendant Dave Clarke, grimacent une aussi vultueuse que tumultueuse foultitude de choses bien plus sûrement nées de la psilocybine que d'aucune sorte d'amphétamine empathifiante, soyez en persuadés avant de songer entrer ici, mes canards.
Prenez les concepts acid, hard, house et trance, mettez-les à fondre ensemble sous un rayonnement torride offrant toutes apparences de nocuité, et laissez rissoler et onduler selon la tectonique de ces appuis rythmiques qui subliminalement sans cesse se meuvent et déséquilibrent le sujet, émergeant et coagulant en nouvelles strates avant de re-gazéifier dans le même temps mais un ordre différent, au milieu du jeu des ombres portées et des reliefs qui se pourchassent tour à tour en une charnelle foire, langoureusement rugueuse, parfois interrompue dans la brutalité d'une torture capricieuse, tantôt consumée en ne laissant derrière elle qu'un cerveau qui caquète de l'appétit d'un opercule plastique sur ressort.
Indépassable sommet de techno, dur comme un soleil africain, trou noir au rougeoiement carmin de pure sorcellerie qui sans garder aucune trace ni preuve d'une quelconque origine organique, parvient à un effet si sensuel, à infliger à la matière obéissante de sa proie toutes les métamorphoses de sa nature. Une harassante séance de vaudou chimique qui ne se traverse jamais innocemment.

1 commentaire:

Paul Takahashi a dit…

Des années que je l'ai celui-là, mais le fait que les pads soient hors rythme me perturbe beaucoup... je vais retenter, du coup