samedi 11 mai 2013

The Body : Master, We Perish

The Body, je vous cherche pas les liens, je crois qu'à peu près tout ce qu'ils ont pressé sur cd est évoqué ici ou sur Slow End, et vous y trouverez tous les termes apocalyptiques et terroristes qu'il vous faut pour vous faire une idée si vous voyez pas déjà le bousin.
Et donc The Body, on le sait depuis la toute première rencontre avec le bloc de mort formé par leur visuel, leurs intitulés et leurs sacrées foutues tounes, on a essayé de le dénier mais on en est revenu, c'est la pire chose qui soit arrivée au village global hardcore moderne, depuis et pour un bail ; The Body c'est un peu les Blut aus Nord de tout le merdier, il y a les autres et puis il y a eux, et puis après eux il y a plus les autres, c'est le truc qui te donne envie de dire une seule chose et cette chose c'est AH OUAIS D'ACCORD.
The Body c'est le groupe de rock (sans commentaires) qui sait obtenir le même résultat que Haus Arafna et Brighter Death Now, c'est le goupe qui joue ce que This Gift is a Curse s'escrime à ensevelir sous la fureur et la rocaille pilée, c'est ce que Death Engine touche du bout du doigt la nuit au coeur de ses rêves, c'est ce que Neurosis se garde bien de réitérer depuis Enemy, c'est ce que les Swans transforment en communion sur scène, The Body c'est quelques crans bien ignominieux au-dessus de tout le reste de la violence contemporaine parce que The Body ce n'est pas la violence, c'est la terreur et c'est l'épuration ; sale, avec les armes chimiques et les machettes, montées parfois en baïonnettes sur les vits aussi grisâtres que disproportionnés, les radiations, les yeux cousus et les organes saturés d'enzymes qui se nourrissent de leur hôte dans le même temps qu'ils l'hyperstimulent, bref : vous visualisez l'ambiance. Je ne possède hélas pas le vocabulaire psychiâtrique qu'il faudrait pour en donner un encore plus complètement vivant (sans commentaires) panorama.
Et donc, ceci est un nouveau The Body. Court, mais ça ne fera pas une différence fondamentale sur la quantité de vous qu'il restera après. Seulement peut-être la surface de terrain sur laquelle on vous retrouvera dilapidé, vu que du coup ils déballent la puissance de feu adéquate appropriée à cette succinte fenêtre de tir.

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