samedi 29 juin 2013

Cult of Occult, 28/6/13, le Black Sheep, Montpellier

Je ne devrais pas relater ce concert. D'une, parce que la densité de potes au mètre carré d'une part, et d'autre part la densité de pékins en terrasse, à tort attribué par moi au changement de plateau et dûe en fait ainsi que je l'ai compris trop tard au volume jugé obscène où jouent CoO et à la fuite des cerveaux y concomitante, m'a fait louper au bas mot la moitié du machin. De deux parce que je n'ai toujours pas pondu, pour pouvoir m'y appuyer séant, ce billet sur le dernier Funeralium où je lance des ponts entre eux et Kickback.
Mais peu importe, c'est drôle, et ça le mérite. Parce que ces types-là, Cult of Occult, qui ont l'air comme ça aussi drôles que le laissent présager un album dont le titre commence par hic et des titres de morceaux comme "In vino veritas", ont achevé de me réconcilier avec les Lyonnais (avec, sans respect de l'ordre d'apparition, les tauliers de l'Up & Down, les Binaire, Hazam Modoff, et un ancien employé de Slow End), en se chargeant d'être ceux qui tout simplement jouent cette musique au volume, pas trop prévu pour les tafioles, où elle doit être jouée, froissant et fracassant l'espace mieux que Greg Chandler et ses continents de pédales d'effets, et achevant de prouver qu'il n'est aucun besoin de riffs au sens de "qui tue" pour jouer le doom qui tue, avec ces accès homériques et presque trop beaux de houle et d'orage maléfiques où l'on ne fait plus que deviner, voire croire, les riffs et les rythmes, les accords traditionnels éprouvés faisant le reste pour mouvoir ton pauvre chapelet de vertèbres à ta place... Khanate reviens parmi les tiens ? Pour en revenir à mon second point, il était vraiment de bonne inspiration d'écouter le dernier Funeralium sur le trajet aller, tant ils semblent vu d'ici être les seuls sinistres à qui l'on puisse comparer Cult of Occult, et à pouvoir se ranger avec eux dans une très sélective niche brutal doom.
Le concert doom à la bien, dont on ressort dans une hébétude extatique, le sourire idiot, le métabolisme au ralenti, en suspension... assoiffé de plus. Bien plus.

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