samedi 1 juin 2013

Lantern : Below

Un disque aussi prodigieusement cave et creusé à l'eau-forte que Necrovation, c'est comme la bandaison papa, ça ne se commande pas.
Et surtout, heureux que nous sommes, ça existe dorénavant, la preuve ci-contre. L'atmosphère, si j'ose dire, de planétoïde maudit nu sous les étoiles concupiscentes qui ont bu son atmosphère, qu'est-ce que je vous disais, depuis des éons et en bavant à foison, en est parfaitement retranscrite dans le matériel pour les oreilles y inclus, la partie vocale en est idéalement à la fois dévitalisée et pleine de puissance clébarde, entre votre Lars Goran préféré, le gonze de Death Breath, un Chris Reifert minéralisé : copieusement prognathe et mangeuse d'âmes avec les doigts, donc, et pourtant tout à fait cossue niveau profondeur occulte parfaitement pas rassurante - une profondeur plate, pour être non-euclidiennement exact - au milieu de ce rendu général aqueux et lointain, et pourtant tellement horriblement présent, comme l'avant-garde sourde et labile à l'horizon d'une migraine à vous faire pousser une arcade sourcilière de taille à défier le susdit au pancrace, tenez - celui de votre choix. Le disque est à cette aune, agaçant et redoutablement enivrant à la fois, il alourdit le front, et fait sombrer dans sa tourmente, sa tourbeuse agitation si apaisante, balayée par le froid des vents astraux charriant l'odeur de la bidoche oubliée à l'autre bout du monde ; toute la plénitude harassée d'un genre de gueule de bois outre-stellaire, si vous voulez.
Foutus connards de Finlandais ; Corpsessed a intérêt à assurer maintenant, pour rester au niveau ; mais en même temps, ils le sont aussi, finlandais...

Aucun commentaire: