samedi 1 juin 2013

These New Puritans : Field of Reeds

L'ennui, si je dépeins ce disque comme le dernier Foetus après ingestion d'une pleine remorque de lexomil, ça va vous écœurer pour la plupart, ce qui est tout le contraire de lui rendre justice, parce que tout y est pourtant : l'ambiance  James Bond en abyssalement plus classe et métaphysique, et l'atmosphère médicamenteuse entre Geisterfaut et un album de Manorexia... Field of Reeds avance comme une chose parfaitement bienveillante et reposante, mais les dures arêtes de ses pâles effluves pharmaceutiques font sonner un carillon à la langue coupée, et dont on ne sait plus où il est accroché. Ces vagues de musique aux lignes pures et calmes sont toutes bien raisonnablement éteintes et coupées des ailes comme est ce timbre de voix mesuré, terne, tiède, qui vient non seulement confirmer que These New Puritans est mon pendant pas drôle des Liars, mais aussi leur version qui larde le foie, maintenant que lesdits Liars se sont peu à peu perdus dans des concepts émoussés, avec entre autres justement un dernier album dans une veine ouvertement médicale qui peine à camper le climat qu'ils irradiaient par nature par le passé.
Vous trouverez à coup sûr des palanquées d'articles bien informés et d'autorité pour vous décortiquer la construction et la portée musicologique du disque, certainement cruciales, alors quant à moi je vais m'en tenir là, ma part du boulot dûment accomplie.

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