jeudi 25 juillet 2013

Parween : Point

Suis-je supposé parler d'At the Drive-In dans ce billet ? Sûrement. J'imagine. Je crois. On s'en fout, non ? Je n'ai pas suffisamment bûché la fiche promo pour savoir exactement si Parween ont l'âge d'être leurs frères, ou leur petits neveux, mais peu importe car Parween parviennent à avoir directement l'air de potes à Fugazi, rien moins, avec leur rock gazeux à guitares métalliques, tintinabulantes, percussives, et fruitées pourtant, et vivifiantes. Faut dire aussi qu'ils disposent là d'un sacré beau brin de voix, qui quant à lui est sans discussion possible le cousin germain  du jeune Robert Smith, celui des années pleines d'appétits, de nerf et de fantaisie, quand il était au Top, et qui joue de ses riches et folâtres possibilités avec toute la modeste décontraction qui est celle d'un groupe effronté et joueur, à l'image de la poésie rigolarde dont semblent faits les textes, aérienne, n'exigeant pas d'être spécialement comprise et parcourue en profondeur pour être savourée comme le doux mais irrésistible euphorisant qu'elle est ; littéralement la voix de cette musique, brûlante comme une grosse rasade d'oxygène sur des poumons haletants de joyeuse fureur, une caresse acide, un goût de mangue et de ferraille ne même temps... Comme toujours pour parler de ce type de musique, je me retrouve rapidement embarrassé de ma pudeur et mon absence de références - mais jouer le disque qui trace la trajectoire punk tout en cabrioles et en tonneaux reliant Don Caballero, Helms Alee, Fugazi et The Cure, je me permets à titre tout à fait personnel de trouver que c'est carrément beau.

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