mardi 2 juillet 2013

Power Trip : Manifest Decimation

OK, ce disque vous l'avez vu ou allez le voir partout ; parce que c'est du thrashcore crossover, que les vieux ils aiment bien le thrashcore crossover et te lâcher des noms de modèles de baskets à languettes pour te montrer qu'ils sont vieux, et que non mais vous avez bien vu la pochette ? et pourquoi donc croyiez-vous que je tinsse à faire un billet dessus, ce disque ?
Bref, je ne développe pas, vous voyez la logique... Enfin non, vous ne voyez pas. Parce que tout de même, le revival thrash montant à languette, il a eu le temps de s'éventer, un peu, depuis le temps, et pour que ce truc-ci parvienne à se faire entendre, alors qu'en plus il sort chez Southern Lord, le Seigneur de l'Harassement de la Tendance, il faut bien qu'il y ait quelque chose. Alors, est-ce qu'il y a quelque chose ?
La réponse est oui : dans cette monotonie terne et brûlée, dans cet aboiement rauque, cramé et monocorde et ce qu'il ajoute d'aride et de rougeâtre aux ambiances super-foutues déjà bien garnies en saveur post-atomique rocailleuse et désolée, au climat de traque digne de Kill'em All, de ces morceaux qui galopent tout droit à travers l'immensité poussiéreuse de la plaine paralysée de terreur, avec une énergie du désespoir un rien fatiguée et famélique mais néanmoins rugueuse, aidés par une production subtilement lointaine et caverneuse, qui les affilie autant à Amebix qu'à Lantern mais surtout à la fin du monde, à la dévastation et à ce qu'il faut foutre pour s'occuper après, dans les foutus canyons martiens du wasteland global, une nouvelle aube cendreuse après l'autre, et puis aussi un peu pour s'alimenter, une fois qu'on a mangé tout l'entourage pas assez proche pour vous couper l'appétit quand il se met à goualer. Le plus souvent, c'est des cailloux, les plus tendres c'est ceux qu'on trouve au bord des puits de radiations, du coup ils sont un peu chauds mais au moins ça se laisse mastiquer.
Voilà, j'espère avoir correctement répondu à la question que vous ne vous posiez pas.

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