mardi 20 août 2013

11 Paranoias : Superunnatural

Ce n'est pas foncièrement mauvais, cette choserie comme dirait mon compère, le son est évidemment câlin comme un mur en crépi "big chunks" (bon, ok : même en mp3, il a l'air rigoureusement grandiose), les riffs sympathiquement mongoliens ascendant béat-carbonara et c'est déjà beaucoup de ce qu'on demande (d'autre, avec le son qui ramone le cerveau d'un tympan à l'autre avec un tronc d'arbre) à cette musique, et après tout y a juste un peu du curriculum vitae de bourreau assermenté qui chahute fort là-dedans, et il est probable que si je l'écoute une fois convenablement raide je le trouverai tormel, d'ailleurs ça n'a jamais été le quotient intellectuel des riffs qui conditionne la profondeur où on peut vous faire plonger, où alors (ça paraît logique) par proportion inverse ; et sur "Ossuaries" cette vérité scientifique vous frappe l'entendement avec la tendresse d'un donjon à maléfices qui se pète la gueule... Mais de mon strict point de vue étriqué, maintenant que j'ai entendu de quoi cette voix-ci est capable, et sur quel ordre de paradis mutagènes elle pouvait planer le plus à son avantage, j'ai du mal à m'empêcher de trouver quelque peu regrettable qu'on se contente de repartir à la case départ jouer du early Ramesses, conditionnement par packs de quatre compris - et accessoirement qu'on emploie un gonze de Bong pour de risibles vacations de moins de huit minutes TTC.
D'ailleurs eux-mêmes doivent bien trouver la blague déjà moyenne, puisqu'au dernier morceau ils craquent, et font déjà mine de revenir - paresseusement, bien entendu - vers le sillon autrement plus brumeux et odorant du charnier, qu'ils avaient laissé en plan avec leur défunt groupe - là où la musique de stoners et la cold s'écroulent ensemble comme un paquet de chiffons, non loin de quand Wonderland s'est fini, si vous situez.
Le jour où on pourra faire confiance à un satané doomster...

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