vendredi 2 août 2013

Cavo : Cazca

À l'heure où l'on adapte même les films d'horreur en comédie musicale, quoi de plus pertinent que de demander à la progéniture bossue des Boredoms et de Corrupted de composer la version butoh du prochain péplum shintoïste de chez Sushi Typhoon avec le zombie d'Akira Kurosawa à la réalisation ? Maquillages-grimaces et spectres carnivores, dix-mille figurants, sacrifices humains, le tout à grand renfort de haches pour mieux faire gicler tout ce qu'on voudra, au nez et à la barbe de l'éminent Bouddha qui devra cette fois encore fermer les yeux, tant est lumineuse cette totale opération de purge spirituelle.
Ou si comme moi vous êtes resté longtemps scotché sur le mignonnet mini-cd dont la pochette cartonnée semble directement découpée d'un grand format de Daisuke Ichiba, il serait temps pour vous d'entamer la version longue durée, moins bestiale mais avec beaucoup plus de nuances colorées dans les flaques du sang qui coule toujours à chaud dans ces farces grotesques du petit théâtre d'Hiroshima.

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