jeudi 19 septembre 2013

Gorguts : Colored Sands

Qu'est-ce qu'on ne pourrait trouver dans le nouveau Gorguts, je vous le demande, surtout quand on est enclin à voir des ponts germer partout - et s'il est un album qui germe et profusionne et prolifère, c'est-y pas bien celui-ci ? Du Neurosis en plus merlan, du Nile en moins pudibond, du Ulcerate en plus baroque, du Leviathan qui se serait fait une combinaison en peau de Botch, Aevangelist qui apprendrait le coupé-décalé cannibale avec Meshuggah, Starkweather chaussant du 67, Deathspell Omega bouddhiste, Intronaut sataniste, Immolation sous DMT? L'intersection d'Atrophy, Gateways to Annihilation et Codex Incubo ?
Oui, le namedropping est excessivement dru. En même temps, aujourd'hui chacun sait qui a pompé Gorguts et/ou l'a bombardé influence majeure. A quoi bon décrire une musique dont tout le monde sait un peu trop à quoi elle ressemble ? A part dire que peut-être a-t-on enfin là l'album de death Thousand Sons...
Il suffit de savoir qu'à ce niveau de grâce il n'y a guère que Baring Teeth et Starkweather, justement. Et à ce niveau de barbarie psychédélique rabelaisienne, pas grand monde.
Remettre les pendules à l'heure, on appelle ça.

1 commentaire:

Veni Vidi Peni a dit…

C'est excellent, "Enemies of Compassion" m'a tué.