dimanche 22 septembre 2013

Grave Miasma : Odori Sepulcrorum

Comme c'est approprié - cette pochette, là-contre. Un temple bien sûr, qui sent sa Grèce, son Égypte, sa Mésopotamie, bref, n'importe pourvu qu'en tous les cas son indifférence totale et primordiale à tout jeunisme monothéiste - car il s'agit de mormétal. Une peinture, car s'il est un art où Grave Miasma ici se montre confondant de virtuosité, discrète et efficace, c'est celui des couleurs, et de leur étourdissante palette - surnaturelles, donc, paranormales et tout le toutim, puisqu'il s'agit toujours de mormétal, rappelez-vous. Et aucun contour. Non pas que le son utilisé par Odori Sepulcrorum abuse d'écho ou d'aucune débauche d'effets appelés à souligner une aura d'occultisme qui ne serait pas déjà dans le fruit - non plus que d'aucun carnaval dans les couleurs évoquées plus tôt, au cas où on serait allé se l'imaginer : la parfaite mesure en toutes choses, le juste murmure d'agitation dans les ténèbres, un remou qui suffit à surcharger le tableau de magnétisme. Non, le disque est juste harassant, vertigineux, brouillé, labyrinthique, troublant : comme un cauchemar, que je me propose de vous laisser vivre sans davantage le gâcher en vous prêtant plus longtemps aucune lampe de poche.

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