lundi 9 septembre 2013

TV Ghost : Disconnect

J'aurais aimé, sincèrement, me sentir vertueusement investi de la conviction que ce nouvel album des ex-aliénés de TV Ghost tape bien trop pile où il faut entre Turn on the Bright Lights, Skying et Imps of Perversion, pour être honnête et acceptable. J'aimerais, sincèrement, me targuer de la certitude que ces mélodies et ces couleurs si imparables et cependant si lunaires, se seront éventées dans trois mois, aussi légères que de la moustache de hipster. J'aimerais savoir dicter à mes sens droits dans leurs bottes neurochimiques, de ne point ainsi divaguer par-dessus le marché au milieu d'images nacrées et torves des Beatles, de Snowman, des Stranglers, Alan Vega, des fruits confits, Eighties Matchbox dans une fumerie à Shanghaï, Michael Gira engoncé dans une peau de coyotte, de Where the Wild Things Are, ou Alice au Pays des Merveilles illustré par un Loisel particulièrement fripon - et pas un seul Tim Burton ni un Danny Elfman à l'horizon...
Las ! cela fait déjà trop de lustres que j'ai perdu tout espoir d'avoir l'étoffe d'un masochiste digne de ce nom.

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