mardi 17 septembre 2013

Yidhra : Hexed

Du doom axe stoner/tradi : OK, pourquoi pas, le bon moment pour ce genre de choses finit toujours par revenir.
Une voix grumeleuse de virilité ploucarde à s'y méprendre avec un éboulis de couilles de Rob Zombie et Neil Fallon - dépressifs tous les deux : ça devient plus positivement intéressant.
Ambiance saturnienne et orageuse limitrophe du cimetière des Wounded Kings : banco, coco. On est autant ici dans le doom de débardeurs-sorciers de Mala Suerte - qui sont toujours trop rares - que dans la réussite totale du programme HPL-iste de l'affaire - mais en faveur du prolétariat, pour une fois ; du point de vue de la laborieuse et imbécile populace d'Innsmouth, si vous voulez : des si piquants Profonds ; dotés pour l'occasion de gros choppers ventrus, dégoulinants de barbes d'algues putrescentes, et dont les échappements dégueulent des solos d'or souillé par dizaines de gallons, beaux comme du Corrosion of Conformity revenu des Enfers, avec quelques lambeaux en moins ; le sourire large comme un pneu ; la conscience liquide comme après un fix d'Earthride. Bienvenue dans la nef grandiose et pisseuse d'un cosmos fichu- et puis après tout, pourquoi on pourrait pas être à la fois bûcheron, et scaphandrier naturel - et aussi motocyclette et bathyscaphe de l'éther, SVP ? Et surtout, être dépressif à chanter sur les vols de corbeaux, et pourvu d'une paire de balloches presqu'aussi grosses que ses battoirs ?

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