lundi 28 octobre 2013

Inferno : Omniabsence Filled by His Greatness

D'évidence, on y vient pour la pochette ; pas vrai ?
On n'y trouvera, probablement, pas ce qu'elle promet (mis à part si c'est : un livret magnifique). Pas tout à fait. Pas comme prévu. Déjà, non, ce n'est pas du Metastazis. Et surtout, non, on n'aura pas son quota attendu de ces dissonances, de ces gammes de la turpitude qui commencent rien qu'un peu à être convenues, et donc parfois vidées de tous leurs pouvoirs, entre certains doigts maladroits (non mais vous allez arrêter, tous, avec cet ennuyeux Flesh Cathedral ?). Inferno n'en ont pas besoin, il faut dire, ils ont un avantage naturel : ils sont Tchèques. Et donc, ils peuvent très aisément rester dans le parfaitement mélodieux voire délicat et agréable à l'oreille, pour convoquer une épaisse atmosphère de mystères, saisissante à la gorge, brasillante, suffocante peut-être même ainsi qu'on aime à dire, mais alors suffocante d'ivresse, suffocante de sourdes vagues de plaisir qui encombrent et engorgent les sens sans tout à fait les envahir de façon nette, massive, plate en un mot. Omniabsence ressemble à une bouteille de Tokay (c'est la Hongrie, je sais, peu importe) couverte d'une poussière qu'on sent un peu en la sirotant au goulot, s'en dorant la gorge, les artères et les boyaux. Omniabsence d'ailleurs ressemble à un autre et illustre album de pochards dont le titre est The Top : il en a les infinies propriétés désaltérantes, en cascades éblouissantes d'étrangeté il en dispense le délicieux muscat brûlant et sinueux. Oh, et puis à la fin ! qui a dit que pour communier, occultiser, ou simplement pactiser jambes en l'air avec quelques puissances de l'autre monde il fallût systématiquement être bon à décrasser et désinfecter des ongles des orteils jusqu'à la racine des cheveux à la fin de l'affaire ?

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