mardi 15 octobre 2013

Motörhead : Aftershock

Il avait suffi de peu. Des nouvelles de diabète, de concerts annulés, un film aux relents de nécrologie, un album aux allures d'hospice... On était frappé de plein fouet par la mortalité de papa, le monde changeait de couleur et de goût tout à coup, une époque s'était écroulée, insouciante et pleine de certitudes inavouées.
Il aura suffi de pas grand chose. Une pochette brutale, une enfilade de morceaux courts, trempés de boogie aussi propre qu'une praline en plein sur le blair, qui aplatit et fait pisser le sang instantanément, entrelardés de blues aveuglants. On avait déjà oublié, sapristi, quand bien même on se rappelait forcément et volontiers en lançant le disque, qu'un album récent de Motörhead pouvait très facilement être un bon voire un très très bon album de Motörhead - ce que cela faisait, de s'emplâtrer un foutu nouvel album de Motörhead, un vrai. Mais en une écoute on sait, pas de triche ni de trompe-couillon possible sur ce genre de terrain. On sait et on ramasse. Lemmy va aussi bien qu'on peut aller, Phil est en feu, et Mickey ? Est-ce que vous avez bien regardé Mickey avant de poser des question idiotes ?
Pas grand chose ? Vraiment ? Vous essaierez de dire ça de ma part au train qui va vous rentrer dans le buffet.

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