vendredi 4 octobre 2013

Staer : Daughters

Le noise par la noise. Le bruit industriel terroriste à partir d'une cellule et d'un équipement rocks. Si vous pensez à ces imbéciles heureux de Lightning Bolt où aux cannabilieux White Mice, et à leurs morceaux dératés pour fans de Marvin, attention, toutefois. La chose la plus rock dont s'approche Daughters s'intitule The Anatomy of Addiction, je pense.
Mais à la vérité, on est davantage ici sur le territoire où maraudent les prédateurs supérieurs du type Divorce à la rigueur, mais plutôt carrément Child Abuse voire ZS, vu la taille, le tranchant et les formes barbares qu'exhibent les griffes de ce jazz d'exterminateur - vu la netteté également coupante des textures toxiques qui s'y tapissent, jusqu'à en rappeler les contrées les plus chimiques de Techno Animal.
N'abandonnez pas tout espoir et entrain, cependant : il sévit au cœur de cette enclave dantesque et corrosive une humeur d'ivresse primitive, propre à réveiller les organes en vous qui sont réceptifs à Converter, Ultralyd, Sielwolf et Mombu, les tremper comme des sucres dans la joie panique la plus abjecte, les infuser à fond d'un sentiment d'harmonie et de gratitude à se faire disloquer, démembrer, remodeler et galvaniser à chaud, à en faire péter la poitirine de la liquide allégresse du chasseur, dans un concert de piaillements surréels. Presque davantage du côté de la house music, si elle était carnivore. Y a pas à dire, long live the new flesh est toujours une bonne idée de truc à faire.

Horse Arm, le nom du label (pour la version cd)  paraît tout à fait approprié, on ne sait pourquoi.

1 commentaire:

Veni Vidi Peni a dit…

C’est bien eux que j’avais vu avec Child Abuse à Saint-Creux-des-Bas-Fonds, il va falloir que j’écoute cette galette !