mardi 22 octobre 2013

The Great Tyrant : There's a Man in the House

La tentation serait forte de dire simplement que Sigmund und sein Freund ont miraculeusement rené - tant on croit retrouver ici cette sorte de divagation sur le thème des Swans basculés dans la folie dandy. Mais The Great Tyrant tiennent fort bien tout seuls dans leur propre démence, qui fait rencontrer un Michael Gira trans-temporel et les Stranglers, un peu.
La tentation serait grande de trouver que, forcément, Pinkish Black ne pouvaient qu'être moins bons, que puisque l'un des The Great Tyrant s'est suicidé, ce ne pouvait qu'être le plus tourmenté et saturé par le talent, d'un groupe dévoué au tourment. Or Pinkish Black, c'est pas mal du tout... Mais forcément, il est difficile de soutenir la comparaison avec la douloureuse insanité zeuhl-goth de cette chose de disque-ci, cet amer et grinçant alliage de Shub Niggurath, cette voix qu'on dirait presque d'un Alexis Cailleton qui se serait fait une tenue de soirée dans le cadavre efflanqué d'un Nick Cave fraîchement exhumé, cette musique semblable au renflement d'une inquiétante et caprine érection dans le tissu précieux d'un smoking, au langoureux cliquetis chitineux derrière les poussiéreux drapés lourds comme une mamelle, d'une antique tenture lie-de-vin dont il paraît certain qu'elle a été le complice silencieux de mainte partie aussi fine que tangente, âge après âge - une sorte d'Omala de chambre, vous avez deviné, de Bodychoke florentin... Une paille.

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