dimanche 24 novembre 2013

Adieu Dead Church Fest, 23/11/13, Secret Place, Saint Jean de Védas

Une soirée hommage funèbre au fanzine et (pas funèbrement) à l'homme derrière le fanzine (et les chroniques de polars, de films, et les Ecolobeignes...), le grand Ged. Forcément, c'est du death, et forcément, y a que des groupes de vieux pour les vieux...

Reptilicus : ... à part eux, de ce que j'en ai perçu un groupe de jeunes pour les jeunes ; sympathique, le death punk (crust), mais l'ambiance fête à neuneu n'aide pas trop. Cependant, comme on dit, "belle énergie".

Morgue : sont, décidément, au death metal ce que 400 The Cat sont au noisecore : la version radicalement dégraissée de tout le decorum et les fanfreluches, et entièrement concentrée sur la sauvagerie intrinsèque, limite on dirait "abstraite" si tout cela n'avait un impact si directement physique, et une présence si incarnée dans ces trois variations sur le thème de l'attitude zen - d'une musique dont, de toutes les manières, il se confirme chaque fois que les deux groupes sont les deux faces jumelles, tout aussi tranchantes et incontrôlables l'une que l'autre, malgré les compositions légèrement différentes des atmosphères qu'elles donnent à respirer. La classe selon des types venue d'une ville sinistrée. Et un nouveau morceau pour la route, qui présage que les vieux trop vieux auront leur grain de sel brûlant à apporter dans la mare clapotante du nouveau death opaque. Allez hop, l'album !

Mercyless : la classe d'Alsace... m'a peut-être un peu moins mis la grosse gifle qu'à leur passage d'y a quelques mois en ville - déjà organisé par le grand escogriffe sus-mentionné ; mais on reste, tout comme avec un nouvel album très chouette mais peut-être pas tout à fait au même niveau de magie vénéneuse que les deux illustres premiers, largement dans les contrées si appréciables de leur death ambiancé à l'ancienne, et surtout de leur inimitable don pour le glissement permanent de tempo, naturel et inspiré à l'extrême. Inoxydable, généreux, désaltérant, et tout et tout.

Sublime Cadaveric Decomposition : de bons moments de goregroove et d'apocalyptique bruit griffu, mais pas beaucoup plus de palpitation de mon côté.

Et puis, voir Ged arpenter le mosh avec sa grâce de vieil éléphant, ça n'a pas de prix. Et il n'est pas encore en route pour le cimetière, ce con.

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