vendredi 22 novembre 2013

Sun of the Blind : Skullreader

Ainsi donc, tout Darkspace n'est pas un gâchis d'argile humaine, et l'un au moins de ces types s'attelle-t-il à peindre de vrais paysages de l'autre bout de l'infini, aptes à recevoir des scénarios de science-fiction monumentaux et inhumains à souhait - oh, il emprunte bien un peu, hop un thème très inspiré du Dune de Lynch, hop un plan piqué au plus fameux album d'Orbital - mais c'est égal, et du reste qu'importe ce qui tient proprement de l'emprunt, et ce qui relève de la suggestion, voire de l’imaginaire, puisque justement Skullreader ne s'avance jamais sur la réalité de ses épiques visions, sur l'épaisseur hallucinatoire de ses immondes merveilles qui se dérobent dans l'obscurité, dignes des décorateurs des Riddick, Arrakis ou l'Oeil de la Terreur on ne sait, ou bien un Vangelis en organiste fou de peur qui joue et joue encore, pour ne pas rompre le charme qui maintient hypnotisée une cathédrale tapissée d'aliens grouillants du sol au plafond...

Aucun commentaire: