mercredi 11 décembre 2013

Cancer Spreading : The Age of Desolation

Bolt Thrower ; certes ; difficile de ne pas le dire, ce nom révéré et plein de pouvoir. Mais alors en une version totalement écorchée à la hachette, de toute la chevalerie des originaux, qui dois-je le rappeler sont anglais - dois-je également rappeler la définition du rugby ? Cancer Spreading sont italiens, on y verra le rapport qu'on peut mais de la machinerie Bolt Thrower ils sont une version dont tous les rivets et autres ajointements métalliques aussi massifs que divers, dégoulinent d'une bave rabique rosie de sang non stop, tels les dents crispées du forcené sur le point d'exploser dont le grincement apoplectique crisse avec la portée d'un larsen particulièrement sauvage. La reprise de "Cenotaph" à l'approche de la fin du disque en devient, non pas tant logique, que limpidement, c'est le cas de le dire, exemplaire : du potentiel machin inutile resucé d'un groupe viscéralement unique, on tire une interprétation viscéralement unique d'un groupe indispensable. Peut-être aussi parce que The Age of Desolation est parfait pour visualiser un concert crust dans l'arrière-salle d'un bar-tabac, avec des mares de sang pour remplacer la bière qui se doit d'y lubrifier le carrelage des débats. Du hardcore de pleine lune préhistorique. Beau comme du Ringworm.



Et j'ai réussi à ne pas être excluant pour les non-lecteurs de Warhammer 40,000.

1 commentaire:

KPM a dit…

"Eh les mecs, on a retrouvé l'enregistrement de la première répétition de Bolt Thrower ! Ouai, ben ils jouaient la moitié à côté, mais ça sonnait pas trop mal quand même."

L'histoire nous apprendra qu'ils vireront le batteur deux semaines plus tard.