lundi 2 décembre 2013

Hexvessel : No Holier Temple

Arrêtez de le sucer il va fondre : mieux encore qu'à l'impayable dernier disque de Mark Lanegan, la formule s'applique à merveille à l'ensemble de l’œuvre de Khvost depuis que le bon monsieur a décidé qu'il était too cool for school, et trop précieux pour le metal. N'est-il pas finlandais après tout, ou tout comme : n'a-t-il pas son propre bouclard pour esthètes à bouclettes, à Helsinki ?
La chose, tout comme pour tant d'autres, ne me poserait d'ailleurs aucun problème, qu'on n'en doute pas une seconde, l'attitude n'est jamais un problème, jusqu'à ce qu'il manque le reste.
Et en l’occurrence, le brin de voix opalescent de McNerney était assurément parfait pour les disques de metal où il venait se poser - et d'ailleurs ce n'était pas qu'un peu grâce aussi aux qualités, s'il permet, des groupes qu'il honorait de son auguste participation - mais pour le coup, que ce soit dans Hexvessel ou dans Beastmilk, le petit marquis Matthew est allé se frotter à autrement plus forte partie ; devant laquelle son propre art de la mélodie et de l'atmosphère, ainsi dénudé, se recroqueville au gabarit d'un petit talent de faiseur, pas loin d'embarrassant. Le metal, ce n'est pas sale, jeune homme. Laisse le "post-punk" où il est (d'autres jouvenceaux se chargent déjà bien assez d'avilir son nom, et d'autres encore de le faire étinceler plus que jamais), et pour le coup tu seras bon comme le bon pain.

1 commentaire:

Anonyme a dit…
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