samedi 28 décembre 2013

The Nihilistic Front : Procession to Annihilation

Je l'ai suffisamment claironné : l'album de Primitive Man est un (chouette) disque de hardcore. Vous en avez devant vous aujourd'hui la traduction metal. Comme dans death metal, et dans doom-death metal : du gros, du solide, de l'assez propre et carré même, genre inoxydable et astiqué, cela ne faisant qu'en renforcer l'immonde et toxique inhumanité totalitaire - qui distille déjà ce qu'elle peut trouver de plus gris et impitoyable de l'axe Napalm Death/Fall of Because/Godflesh, délicatement persillée qu'elle est de ce qu'il faut de Bolt Thrower pour se poser avec la nuance d'un colossal pavé, aussi sinistrement carré que du Evoken, de granit sinon de céramite, en méprisante proclamation de la guerre éternelle, qui confirme les ponts, également par moi claironnés, entre Funeralium et Kickback, et laisse ronronner tout l'album durant son moteur au point mort, toujours prêt à vous passer sous ses chenilles, épuisante menace aussi impavide qu'ultra-massive, univoque, uniforme, unimorne. On ne rigole pas de trop, ça non : de ce côté là, le disque s'aligne sans cesser de sourire crânement et odieusement avec tous les albums de power noise martial auxquels son double intitulé intolérant avec tout à commencer par la finesse et toutes les choses qui commencent par ambi-, peut faire association d'idées.
Allez, je vous gâche le suspens : de temps en temps, avec une abominable cruauté pâteuse et méthodique, ça se met aussi rien qu'un peu à sulfater. Juste ce qu'il faut. Humain, trop humain... tu vas prendre cher, avant de t'éteindre comme le cancrelat que tu es.

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