lundi 20 janvier 2014

30,000 Monkies : Somewhere over the Painbow

Le présent mini me donne envie de ressortir pour être sûr (hélas les fichiers de) Mob Wheel, histoire de changer, pour une fois bien méritée, des sempiternelles références à Unsane et 16, dès qu'il est question de sharp-blues ascendant patibulaire. C'est donc déjà très bon signe, dès les premières notes. Surtout lorsqu'on s'avance ainsi sous le couvert d'une pochette pouvant paraître mieux taillée pour à la rigueur Big Business, si on veut rester dans le registre vigoureux - et d'ailleurs on n'en est pas nécessairement loin, puisque tout comme Häshcut, auxquels la désaltérante palette ci-contre me renvoie songer, 30,000 Monkies ne ressentent pas le besoin de se donner des airs patibulaires pour fracturer les crânes par le seul effet de la très haute et réfrigérante teneur en azote de ses riffs tombés du plus raréfié des cieux himalayens, pas davantage qu'un Harvey Milk, tiens, qu'ils comptent aussi dans les rangs de leur famille, avec ces accès de folie imprévisible, somnambulifiant entre élégie lunaire et assommoir à bestiaux - en permanence un pied dans chaque, tout bien considéré, chacun affermissant encore le robuste aplomb de l'autre. On pourrait encore ici glisser une mention de Helms Alee/Harkonen, assurément, pour cette pareillement surnaturelle façon de distribuer le coup de tronc d'arbre avec une fluidité impossible - et d'en faire jaillir de votre crâne comme d'une coquille de noisette ces paresseuses rivières de couleurs désaltérantes et insaisissables... Et c'est assez je pense, de cette salve de noms prestigieux ; on aura compris que ce petit disque n'est pas exactement l’œuvre de n'importe quel petit groupe. On se prend à rêver d'un plus grand, et de pouvoir s'installer chez eux.

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