lundi 20 janvier 2014

Calvaiire, 18/01/14, Le Black Sheep, Montpellier

...Oui, car quand bien même il faut un début à tout et qu'en l'occurence c'était Stuntman qui pour la première fois ne me passait pas cent mille au-dessus, mais commençait de me titiller l'attention du feeling reptilien à l’œuvre dans ses riffs et de la sauvagerie d'une voix jamais encore si bien entendue - c'est bien Calvaiire qui m'a mis la raclée de la soirée.
Oui, on peut continuer et à juste raison de le dire à la moindre occasion : Calvaiire c'est comme Converge. Juste en mieux. Parce que Converge n'est pas près de rejouer dans des salles de ce gabarit, certes, ni surtout avec une violence artisanale de cette frénésie, maintenant que ces messieurs font dans l'émotion héroïque ; parce que Calvaiire ne fait pas que se concentrer avec un rigorisme (mdrrrr) tout à fait admirable sur le meilleur de Converge à mon sens, à savoir les ébréchures lugubres de You Fail Me et l'immondice macabre de When Forever Comes Crashing : Calvaiire commence déjà également à montrer une très encourageante, sinon maîtrise, du moins belle envie, dans un domaine qu'en France on sait après tout pas trop mal cultiver : le délicieux mariage de la dissonance maladive et de la répétition insane - et puis qu'il ne s'agirait pas d'oublier que, au registre boucherie stroboscopique, ce petit taureau rusé de Matthias n'est pas que fan de Converge, dans la vie : c'est aussi quelqu'un qui sait donner à Robinson l'importance qu'il a, et donc à quelle aune on doit soi-même se mesurer, lorsqu'on est dans cette partie.
Il est pas qu'un peu bien accompagné, aussi, et sous leurs airs juvéniles ses sbires sont pas trop gentils sur le grind.

On me permettra de ne rien dire de Direwolves, ce n'est vraiment pas pour moi (oui, je vieillis, hein ?).

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