samedi 8 février 2014

Mondkopf : Hadès

La spectrale collision d'Emptyset dans Covenant. Aural Blasphemy dans un programme de remise en forme dirigé par Armand Van Helden. A moins que ce ne soient Seirom et Pneumatic Detach, dans les mêmes rôles ? Ou inversés ?
Comme pour Rising Doom, on est là, crispé, dans l'entre-douze entre sourire navré, béatitude honteuse, indifférence d'élite, subtile anxiété délicieuse, confort flasque... Blut aus Nord (ou Godflesh, difficile de dire pour le coup qui porterait le casque) transmuté par LFO ? Mondkopf n'a toujours pas on pareil, même chez le rusé Rebotini, pour sculpter les tableaux de la brutalité adamantine des fins dernières, sans un instant jouer l'Oscar - d'ailleurs après tout quand Hadès est-il si impitoyable ? L'est-il si souvent, sur sa durée ? Réellement davantage dans ses moments où il pumpe dur - pas tant que ça, donc, on l'a vu ? D'une certaine façon, à assumer ainsi une certaine sensiblerie, voire une délicatesse certaine, dans ses façons même de psalmodier ses visions de futur tragique, Tronchedelune a quelque chose de l'extrême modernité de ces groupes de metal fluomèches aux noms à rajouts romantiques, et qui au mépris des manifs pour tous qu'ils déclenchent contre eux sur toutes les agoras de cheveux et casquettes bien-pensantes, enjolivent sans limites et sans souci de virilité leurs riffs de refrains aérobic vocodés et d'envolées dance-outrancières... sauf que bon, il y a évidemment un univers de goût et de finesse entre les deux, surtout que Mondkopf ne surjoue ni ne surligne non plus l'aspect céleste de sa personnalité, comme il peut arriver également dans les milieux IDM, puisque, on peut le regretter au premier abord, il oublie un peu cette fois ses flambées d'émotion eurodance anthémique pour, comme on dit dans le jargon, "livrer une partition tout en retenue" - et qui n'en touche pas moins avec un tranchant d'autant plus aigu. Une grandiloquence austère, en quelque sorte. Une sévérité au doux sourire. Ce fichu angelot est déjà à moitié une vieille canaille. Et d'en revenir toujours aux mêmes impossibles et pourtant vivantes questions : Terminator, filmé par Terence Mallick, ou l'inverse ?

1 commentaire:

jean jean a dit…

bon...ce truc TUE. j'ai déjà oublié le précédent ; merci