dimanche 16 mars 2014

Children of God : We Set Fire to the Sky

La hype, c'est mal et penser en terme de hype, c'est mal aussi. Mais le terme recouvre une réalité, que l'on peut préférer nommer masse, et saturation. Le résultat est le même, la nausée, et le passage à côté de certaines choses, à force de changer de trottoir. Que de temps perdu à ne pas écouter Seven Sisters of Sleep... ou Children of God, vous vous en doutez.
Parce que, donc, Children of God possèdent le fameux quelque chose qui extrait de la masse - en font-ils seulement partie, de la florissante masse darkcore vu à la télé sur Cvlt Nation ? Children of God feraient presque honneur à la possible affidation de leur patronyme aux Swans - ok, disons plutôt via Cobalt, à qui justement ils peuvent faire penser, avec ce son qui plutôt que la course à la lourdeur et au dégueulis, choisit l'aiguisement extrême, à la limite d'une grêle acidité digne de Sister Iodine et consorts, qui défigure admirablement des accents épiques autrement passibles de la cour suprême réservée aux Ekkaia et autres Fall of Efrafa, et se conjugue admirablement bien à une voix emo-hémophile débordante d'insolence juvénile, et elle aussi douloureusement abrasive, qui quant à elle les place sur le même genre de sphère d'hallucinations  mégalomanes que Pulling Teeth - illustre référence mais avec laquelle ils partagent aussi, si on y regarde, cette façon d'entretisser un peu partout, plus ou moins serré çà ou là, visions de grandeur pompéienne et éruptions de vile hyperviolence urbaine, quoiqu'avec leur propre imaginaire, davantage évocateur du Preneur d'Âmes et de forêts appalachiennes. Âpre, comme on dit.

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