mardi 8 avril 2014

Deuil, Luik, Feral, 7/4/14, Black Sheep, Montpellier

Feral : ouch. Ultra-violence chaos core ultra-métallique (on note le "é", important), les vieux ne rigolent pas de trop. Pour ma part je pense Converge, Kickback et Pig Destroyer, sans doute pourra-t-on situer des références mieux cadrées, mais ce qui compte est de bien se dire que ça avoine très très sévèrement, que ça rince abominablement la gueule ; on demande à revoir très bientôt, histoire de tenter aussi de comprendre un peu ce qui nous arrive, et de mieux cerner cette identité, mais pour un premier concert, c'était un méchant premier concert.

Luik : jouent du sludge, donc ce qui leur sera reproché ne saurait être le caractère générique de leurs riffs ; ce qui leur sera reproché est qu'ils y passent trop de temps, sur ces riffs contractuels, et qu'il ne leur en reste pas assez pour se consacrer à leurs singularités et leurs bizarreries car ils en ont, qui ne demandent qu'à fleurir de toute leur exubérance malade, quelques fins de morceaux où les guitares s'égarent complet, bourgeonnant entre psyché, shoegaze et indus, et puis évidemment une terrifiante voix de harpie hululante qu'on entend largement pas assez. Frustrants.

Deuil : du diable si j'ai reconnu le groupe qui m'avait envoyé sa démo aux airs d'AmenRa en version stèle funèbre interminablement douloureuse. Il paraîtrait qu'ils en ont marre de jouer ses morceaux, et qu'on a eu du nouveau, mais ç'aurait aussi bien pu être un secret d'interprétation qu'ils gardaient. Du screamonolith ? Du black joué comme si c'était du sludgecore d'abattoir ? Il y a un mot pour décrire Deuil live : extrême. Une fichue raclée à faire passer même Rorcal pour pas loin de Mogwai, et à rappeler directement le concert d'Indian au même endroit voici quelques jours.

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