dimanche 6 avril 2014

Pord, 400 The Cat, 5/4/14, Black Sheep, Montpellier

400 The Cat (lastminutecore, Alès) : les vieux enculés... T'y vas un peu auto-suggestionné théoriquement, parce que bon, ils te prommettent certes pas la guerre ni la fin du monde, avec leur nom cérébral, et le premier morceau durant tu te dis que finalement ça devient de plus en plus lisible avec l'accoutumance, et que ça ressemble à ton groupe de chaotic noisecore lambda... ben tiens ! Dès le suivant t'es calmé. Définitivement, les pieds de ces mecs ne touchent pas le même sol que toi, ne touchent peut-être pas de sol d'ailleurs, et malgré les fausses pistes qu'eux-mêmes se plaisent à ouvrir ne se rattachent sans plus aucun doute raisonnable pas tant à Breach qu'à, je n'en démordrai pas, The Jesus Lizard, dont ils ont l'aride et nonchalante élégance, transposée dans leur univers d'acide ultra-violence rêveuse - tiens : pendant qu'on y est, on peut tenter une triangulation, puisque je ne retirerai pas non plus sans le défendre chèrement mon pont jeté vers Kill the Thrill, et qu'on complètera pour l'occasion avec Fugazi, pour l'équilibrisme sans paillettes ; là on tient presque quelque chose de ressemblant au swing surnaturel que ces quatre types te mettent dans le nez comme une évidence syncopée et dérapante.

Pord (electrocutionbop, Marvejols) : il m'est déjà difficile de mettre des mots sur Pord en temps normal, alors après une claque comme celle de ce soir, on dira que peu ou prou c'est la même, mais en remplaçant Breach par Dazzling Killmen et Hammerhead, dans le rôle des faux-amis, et encore une bonne jatte de swing extra-terrestre en plus, tellement l'impossible Dodus est ici proéminent, au moins à mes oreilles, et puis comme souvent ils ont terminé la chose par une punition digne des meilleures années de Sister Iodine (94)... Les nineties ont rarement été aussi belles que ce soir, en fait je ne suis pas sûr qu'elles étaient aussi belles pendant les nineties.

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