vendredi 18 avril 2014

Regarde-moi donc un peu qui nous rend visite

Heureusement, y en a des qu'ont pas oublié que le principe ici c'est de recevoir du monde, de temps en temps.


Freddie Gibbs & Madlib – Piñata
 
Un genre de meringue gangsta, que voilà. Le tissu de l'artwork résume bien, on est dans la salle de bain du mec qui va se faire fumer et qui l'sait pas encore, on est dans sa piaule, on est dans sa petite rue anonyme... Le petit thug anonyme, en effet, comme Big L, tu sais, ce second rôle que t'as oublié dans le film... mais qui avait cet œil du voyou foutu d'avance... mais qui va quand même fumer ce qu'il peut fumer, dans l'insouciance du crack. Oublie de parler de hype, coño, oublie Madlib, évidemment que tout ce qu'il a fait jusqu'ici est un peu chiant à part un ou deux éclats. Mais quand il devient la petite salope d'une racaille anonyme, il fait ce qu'on lui dit. En l'état : du soulful laiteux, du gangsta bien smooth et avachi du gun, des basses pas casher, et des flashs de 80’s à la mélancolie collante... 70’s ou 80’s ou sait pas trop, du reste... l’artwork zébreux de la pochette (genre t’es sûr que c’est le motif de sa robe de chambre et du couvre-volant de sa low rider), résume bien la texture et l’ambiance de cette petite merde crémeuse... Mobb Deep ? Y a des relents aussi, sans trop que je sache si c'est illusion ou réalité, les ombres des patrons sont là, présentes, en fond, dans la pénombre du parking. Du reste il parait qu'ils ont ressorti un album, soit-disant retour aux sources... mais on en parlera pas c't'année. Cette année question peura on ne parlera vraisemblablement que de Piñata, coño. Le skeud sur la petite vie minable de Beaumont, jusqu'à ce qu'il ne rencontre ce coffre...


Jean-Jean

1 commentaire:

jean jean a dit…

tiens, me semblait m'etre relu pourtant...pas grave, la redondance c'est hip-hop, aussi;)