mercredi 25 juin 2014

Wo Fat : The Conjuring

L'âge ? la saison ? probablement les deux à la fois ? Imaginez vous que votre serviteur prend de plus en plus goût au blues, dernièrement, quand bien même il n'est pas encore d'humeur à studieusement entreprendre les classiques, un fumiste a sa fierté.
La chose se marie tellement bien, aussi ; au sludge, on l'a vu ci-dessous et c'est bien normal, c'est après tout une musique où il doit avant tout être question d'aise, de bien-être, de relâchement, de naturel - je parle du sludge, bien entendu. Et puis bon, c'est pas comme si chacun ne savait pas déjà qu'il en est enfant.
Ce qui est moins tautologique, mais néanmoins frappe d'une folle évidence devant The Conjuring, c'est qu'il déploie si bien son évidence dans les voraces espaces des steppes entre les astres. Et sans le moindre apprêt, sans le moindre effort pour arranger sa méchante allure, poil d'herbier et bedaine prospère, qu'il aille ainsi directement, dans tous les sens du terme, taquiner rien moins que la torride orgie de cosmos que l'on appelle Superjudge. Un peu comme qui dirait la sensation de voir débarquer Lemmy hilare au beau milieu de la scène stoner : il est 23 heures, mes agneaux, vous avez déjà fait les marioles bien au-delà de votre heure, tout le monde va coucher maintenant : les adultes vont rester debout toute la nuit. Et brûler.

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