jeudi 10 juillet 2014

Wolok : The Silver Cord

Putain, pour une fois que ce n'est pas le black le plus brutalement léché et violemment propret, qu'on choisit pour le marier à la techno - est la seconde phrase qui bondit à l'esprit aux premières mesures de The Silver Cord - la première, quasi simultanément, étant : putain, on dirait du très vieux Sonic Youth, voire un truc no-wave encore plus casserole, voire les Swans ou Circus Mort, remixé batcave berlinoise par No Safety Pin Sex.
N'ayons pas peur des mots - ce sont des amis à moi, je vous présenterai - c'est la tentative la plus réussie dans le genre qui me vienne en tête là de suite. Vous me direz : il y a pas tant de concurrence, le seul autre qui soit parvenu à faire fonctionner cette fausse bonne idée c'est Spektr. 666 International ça ne compte pas c'est autre chose.
Parce qu'on parle de Wolok, ici ; de black metal à l'haleine abominablement putride ; de black qui pue de la gueule ; de black qui pue la charogne ; pas de black metal four to the floor et de mauvais Punish en noir et blanc ; pas de Blacklodge, quoi ; mais de quelque chose qui sonnerait comme si Bunkur et Ride for Revenge décidaient de faire de l'ebm, et de tenter de démonter le train à Sielwolf et Casio Judiciaire. Pas trop petit bras, les types.
Reste plus en gros qu'à citer le premier P.H.O.B.O.S, pour situer un peu la sensation d'être rudoyé dans les hallucinations consécutives à une ingestion de porc très avarié, et attester que le flambeau a été plus que repris, voire des ponts dressés avec les actuelles circonvolutions dudit arrière-cousin - puis j'aurai envie de briser là, parce que cela fait beaucoup de verbiage déjà, et que nous n'avons pas ici un disque qui laisse beaucoup de fonction cérébrale fonctionnelle pour le verbiage ; mais assomme, et dévore le cerveau dans un bouillon gastrique sucré comme de l'acide de batterie. Et laisse là hagard, avec une espèce d'euphorique désir de bestialité sans objet bien défini.

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