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Affichage des articles du septembre, 2014

Code Orange : I am King

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Blackened, blackened, blackened on vous dit. Aujourd'hui, tout doit être plus blackened que le café d'Olivier Marchal, le péplum et les superhéros comme le hardcore.
Voyez : Même Limp Bizkit s'y est mis.

Ministry : Twelve Inch Singles 1981-1984 (expanded edition)

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En fait la trajectoire de Ministry, c'est l'histoire d'une longue mais sûre chute ; un vrai film de De Palma ; une sorte de leçon pour les jeunes cœurs intrépides, sur ce qui leur pend au nez s'il leur prend la témérité de s'écarter du saint chemin de la new-wave ; toujours plus bas : aucune horreur ne sera abîme trop profond pour les y voir perdus corps et âmes...

Bien ; j'imagine que pour la compilation Twelve Inch Singles, je devais être un des rares pimpins à ne pas encore être dans la confidence (et je compte à ce propos poursuivre One Love en justice, pour avoir failli grièvement à son devoir), mais pour ce qui est de cette édition augmentée d'un second disque : que voulez-vous dire, par cet "Unreleased" que je lis partout ? Attendez : vous voulez dire que vous avez là facile une nouvelle fournée de morceaux à ajouter au panthéon de Ministry, y inclus un morceau de vigilante-wave mitigé Stranglers nommé "Overkill", une fournée …

The Deathtrip : Deep Drone Master

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On peut dire qu'on l'aura attendu. Le retour d'Aldrahn sur autre chose que des démos introuvables et inécoutables. Ce qui fait déjà, si mes comptes sont exacts, un bon paquet de raisons de s'attendre à du spectaculaire - y compris justement le fait que lesdites démos étaient spectaculairement crues, hermétiques et érémitiques. Ça en fait suffisamment d'être déçu de ne pas en trouver, de spectaculaire. Au moins la première fois.
Parce que quand bien même il s'agit de toute évidence de true black norvégien rigoureux et concentré sur l'atmosphère, il s'agit de tout de même pas n'importe quel Norvégien. Aldrahn : l'atmosphère-même aura du mal à se retenir de l'être, spectaculaire ; spectaculairement expressive, plus précisément. Le riffeur, un cochon d'Anglais mais après tout on sait comment Nouveau Gloaming au hasard sonnait plus astralement norvégien que bien des Norvégiens natifs, Host donc pour le nommer n'y est probablement pas pou…

Moodie Black : Nausea

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Ne fais pas comme bibi. Ne pense pas gros homme noir maussade, cafard, breakbeats, guitares déchiquetées, grondements industriels : doublon de Dälek. Récolte directement ici le bénéfice de son écoute ravisée. Pense : The Klinik. Pense Skinny Puppy et Download ; et Converter, aussi ; si tu dois absolument penser à quelque chose ; imagine même Winter in the Belly of Bigg Jus Finding Candace ; le disque se chargera de te faire tout oublier.
Parce que Moodie Black tient pour sûr mieux que dignement sa place au milieu des Dälek, des Octavius et des Rubberoom, avec son flow désincarné et dur à la fois, son timbre de cendres, ses reflets de cold wave et de mercure, ses échos de western minéral, sa pochette qui ne rappelle pas pour des nèfles The Downward Spiral, ses lichens et ses délicates larmes d'acide...
Parce que si vous y tenez, Nausea ne serait peut-être pas là sans Absence et Audio Noir, mais il est là, et maintenant qu'il est devant vous il n'a pas cette dominante hip-h…

Cocksure : TVMALSV

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Je me devais de me le payer ; pour le principe. Parce que Chris Connelly, sauf son respect, je l'attendais patiemment mais sûrement, il vient bien sagement compléter la triplette magique des petits malins suffisants qui méprisent avec effarement ceux qui les ont aimés, avant de retourner leur veste de la plus foireuse des manières.
Justin K. Broadrick a déclaré voici quelques années qu'il ne pourrait plus faire du Godflesh, qu'il avait grandi, eu un enfant, déménagé à la campagne, tout ça, m'voyez, et qu'il ne pourrait plus se mettre dans cet état de rage adolescente si approximative et insatisfaisante créativement parlant. Michael Gira a déclaré qu'il faisait désormais de la musique joyeuse, mais lui s'exprime, le rusé, d'une façon suffisamment sibylline pour qu'on ne puisse jamais le prendre en flagrant délit de propos programmatique et explicite. Et Chris Connelly répondait à la question de savoir s'il envisageait de rejouer pour Revolting C…

Barbarian Swords : Hunting Rats

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A défaut de Dune, il semblerait qu'Alejandro Jororowsky ait pondu un petit film assez libre sur les songeries du Baron Vladimir Harkonnen. Et que ce soit Skitliv qui ait décroché la bande-son.

Whitehorse : 2007-2012

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Chacun pour soi, j'imagine, mais dans un genre musical à ce point intoxiqué à Neurosis, trouver, horriblement vivants, un bout de vrai Neurosis tout sanguinolent - en l'occurrence cet impossible alliage d'animalité et de rituel - ça colle toujours (façon de parler, vu la fréquence) un frisson violent. D'autant qu'il est vraiment heureux pour Neurosis qu'ils soient aussi indiscutablement les aînés de l'histoire, sans quoi ils seraient restés le groupe qui fait du Whitehorse en plus hominidé. Et Diocletian aussi peuvent s'estimer veinards, que Whitehorse attire plutôt les gens qui aiment leur musique lente.