mardi 16 septembre 2014

Moodie Black : Nausea

Ne fais pas comme bibi. Ne pense pas gros homme noir maussade, cafard, breakbeats, guitares déchiquetées, grondements industriels : doublon de Dälek. Récolte directement ici le bénéfice de son écoute ravisée. Pense : The Klinik. Pense Skinny Puppy et Download ; et Converter, aussi ; si tu dois absolument penser à quelque chose ; imagine même Winter in the Belly of Bigg Jus Finding Candace ; le disque se chargera de te faire tout oublier.
Parce que Moodie Black tient pour sûr mieux que dignement sa place au milieu des Dälek, des Octavius et des Rubberoom, avec son flow désincarné et dur à la fois, son timbre de cendres, ses reflets de cold wave et de mercure, ses échos de western minéral, sa pochette qui ne rappelle pas pour des nèfles The Downward Spiral, ses lichens et ses délicates larmes d'acide...
Parce que si vous y tenez, Nausea ne serait peut-être pas là sans Absence et Audio Noir, mais il est là, et maintenant qu'il est devant vous il n'a pas cette dominante hip-hop qu'ont Dälek, ni cette dominante electronica qu'a Octavius : il n'est rien de véritablement déjà connu pour tout dire. Moodie Black est un extra-terrestre, la dimension inquiétante y compris. Et la dimension départ.
Alors, vraiment, si vous devez penser à quelque chose, pensez The Klinik ; ne fût-ce que pour prévoir la vigilance en conséquence.

1 commentaire:

Raven a dit…

L'EP(onyme) le fait plus qu'un peu, aussi