vendredi 3 octobre 2014

Electric Wizard : Time to Die

Ils l'ont fait ! Oh my, que nous sommes d'humeur journalistique en ce moment. Mais enfin, c'est qu'ils l'ont fait ! Black Masses était un sommet - ou un fond du fond, c'est selon, ou les deux mais peu importe : une impasse ; ils ne pouvaient pas aller plus loin sur cette voie après Witchcult Today et Black Masses et rester offensifs, il fallait à tout prix qu'ils trouvent autre chose.
Eh bien ils l'ont trouvé, exactement ce qu'annonçaient le line-up et cet "I am Nothing" livré en apéritif. Un putain d'album de doom racaille juvénile, puéril avec arrogance, l'alliance envoûtée du meilleur de ce qu'a à offrir ce gosse pourri de Jus Oborn, et du meilleur de ce qu'a à offrir ce petit merdeux débauché de Clay Burgess ; du El Wiz du meilleur cru We Live!, enrichi de toute la vicelardise et l'extravagance à la Pulling Teeth que peuvent irradier Satan's Satyrs mais qui ne suffisent pas tout à fait chez eux, de peu. Electric Satyrs. Les guitares donnent envie de se trémousser comme un travesti camé dans un clip d'exploitation et de boire des litres de pinard, la basse est un cheval de guerre qui vous charge à un petit trot scélérat et va donner des sueurs au bas du dos au nouveau Godflesh, nauséeuse et psychotrope à l'image de tout ce qu'est ce disque auto-satisfait jusqu'à s'en vomir dessus de plaisir ; "Lucifer'SSlaves" qui tourne au jam donne envie de nager dans des mares de pisse ; oui, je sais vous en avez plus qu'assez de vous cogner ce genre de formules qui ne renvoient à aucune réalité dans les chroniques sur internet ; mais il y a les fois où on les balance parce qu'on pense que ça en jette, et il y a les disques qui vous donnent l'impression, l'espace d'un instant, que ce serait une bonne idée et que vous en avez véritablement envie. On parle d'un de ces disques ; et aussi, d'un qui donne envie de jeter les quelques qu'on a pu acheter de la période hippies-de-satan de Der Blutharsch, parce que tu es gentil, Hansi, mais voilà ce que c'est un groupe de rock, merci. Obscène de satisfaction à exhiber ses appétits toxicomanes galopants, dévorants, et à la célébrer sur ce qui n'est au fond qu'une forme toujours de rock, morbide, vaniteux, huileux, vénérien, vénéneux, blet, flegmatique...
Les Stooges, Motörhead, Electric Wizard, quoi.

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