samedi 4 octobre 2014

October 31 : Bury the Hatchet

Du thrash, qu'on a envie d'appeler ça ; alors que très probablement c'est juste du heavy ; oui mais ç'a l'effervescente et interlope libidinalité de Megadeth, et la voix d'un jeune Hetfield qui aurait avalé toute une bétonnière de couilles avec sa chicorée-camembert du matin ; et aussi, qui aurait ce petit savoir-faire en sus, de ne jamais tout à fait se résoudre à obéir au métronome tandis qu'il s'escrime à ne pas s'emmêler les pinceaux dans l'articulation de ses diatribes aux syllabes en surnombre allègre, et à la cadence suivie par ses petits camarades, lesquels il faut bien l'admettre ne se suivent pas nécessairement non plus entre eux, question passage des rapports ; quant à son charisme physique tout bonnement renversant, je laisse à chacun le choix de chercher des photos ou pas. Préparez tout de même un prie-dieu.
Bref, on tient en Bury the Hatchet un digne héritier de Megadeth, Judas Priest, Vio-lence et de leurs albums de vicel'hard à cran d'arrêt et débardeur de cuir. Un disque qui conjugue les effets d'un bon Motörhead et ceux d'un bon Misfits. Compliqué à écouter assis, même si c'est pour attendre qu'on vous serve une fichue bière : on risque plutôt dans l'intervalle de se laisser aller à des démonstrations d'extravagance et d'enthousiasme propres à effaroucher le personnel du débit de boissons et compromettre tant l'approvisionnement que l'intégrité fessière. Mais on n'y résiste pas, c'est comme la troisième pinte de brune bien fraîche, qui signe la garantie d'une future bonne migraine des familles peu importe la quantité qu'on va s'en renverser sur le benne.

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