jeudi 20 novembre 2014

Jessica93 : Rise

Afin qu'on aille pas croire que je fais de l'acharnement : j'ai écouté Rise en espérant sincèrement y trouver mon compte ; attendu que mainte personne recommandable continue de vanter le projet ; et que je ne déteste même pas Jessica93.
Mais il faut reconnaître les faits : il n'est pas un morceau là-dessus qui ne donne envie d'aller promptement écouter le morceau de Cure auquel il a emprunté son idée propre - pour autant qu'il y en ait effectivement plusieurs, ce qui reste à me prouver - et qui la met incomparablement mieux à exécution. Diagnostiquez moi ce qu'il vous plaira d'en déduire, mais permettez-moi de vous rendre la pareille : aimer Jessica93 révèle sûrement une affection et tolérance modérées, mesurées, à la cold-wave et à The Cure. Ce n'est pas, hélas, mon cas, depuis bientôt trente ans : ce n'est pas de la frime, ce sont les faits.
Les voix lointaines, nasillardes et les accents maladroits donnent bien un air paumé à votre musique à coup presque sûr, un parfum saisissant de détresse sans fond c'est moins automatique. Avoir une Citroën Visa ne fait rien à l'affaire. Et donner dans le morceau minimal, décharné, répétitif peut parfois simplement résulter en l'impression d'une équipe bis qui tenterait de finir un album à la réalisation interrompue par un décès, à partir de démos et brouillons qu'on ne comprend que très approximativement, en bouclant vite fait toutes les entames sur quoi on met la main, dans tous les sens du verbe ; ceux qui ont lu la conclusion que le fils de Frank Herbert a tenu à donner à Dune verront de quoi on parle.
Si vous aimez The Soft Moon, ceci dit, et les groupes du petit frère de quelqu'un, il n'y a aucune contre-indication.

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