samedi 8 novembre 2014

Manes : Be All End All

Je ne devrais certainement rien en dire, vu la plus que probable demie écoute seulement que j'y avais accordée, mais ce n'est pas grave, aussi le dis-je : le vieux Manes m'emmerde. J'y ai seulement entendu l'un de ces nombreux groupes metal qui s'entichent de jouer de la pop synthphistiquée - wavey-jazzey, en l'occurrence - et qui ne sonnent que comme les veaux qu'ils sont - ou plutôt, car il n'y a aucun mal à être un veau qui resplendit dans la plénitude de sa vitellonerie, des veaux qui se croient zèbres. Mais passons, on n'est pas là pour parler d'Ulver et autres Mathew McNerney.
On est là pour parler de Manes, qui présentement sonne comme un groupe de pop synthphistiquée cotonneuse, voire dans le genre surclasse les faiseurs de I Monster, et dans la famille pharmaceutique renvoie les derniers Liars à leur désinvolture fatale, en rappelant pour sa part des vagues anciennes autant que désirées : les brumes sadéennes de Discouraged Ones, et le meilleur Bowie à savoir Absente Térébenthine ; ajoutez pour faire bonne mesure quelques effluves d'une essence hip-hop hermaphrodite qui aurait été prélevée chez les plus alcôve - et chambre d'hôpital, toujours, on reste cohérent - des morceaux de Korn. On n'a peut-être pas encore tout à fait la sveltesse et prestance surnaturelles, le teint de marbre antique et la fantasquerie lunaire de Beyond Dawn... mais on les a déjà en vue et ce n'est pas tout à fait rien.

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