vendredi 30 janvier 2015

Legion of Andromeda : Iron Scorn

Il est drôle, le gars : il ratiocine, il tortille, il vétille... Il aurait tellement plus vite et clairement fait de dire qu'on parle de la version doom-death de Dissecting Table. Même folie, même migraine. Même pays barbare.

MoE : 3

Oxbow en version féminine - par une Lucy (oui, celle d'il y a un petit moment, là) en rut ? Unsane + Godflesh + un prédateur sexuel au sens animal plutôt que psychiatrique du terme, hermaphrodite conjuguant les rauques appétits de Michael Gira et Diamanda Galas ?
ACHÈTE CE DISQUE, ABRUTI. Tu auras le temps de remercier, et l'envie aussi, urgente, brûlante, comme j'ai remercié chaudement l'organe de presse qui m'a mis ce disque dans le collimateur.

samedi 24 janvier 2015

The Soft Moon : Deeper

Je lisais une chronique d'un album antérieur à Deeper, l'autre jour sur Rateyourmusic, ça disait que la musique - l'écriture, un truc comme ça - de The Soft Moon n'était pas fondée sur les chansons. Hin hin - tu m'étonnes - c'est le moins qu'on puisse dire - et on continuerait comme ça des heures, c'est si bon d'être mesquin et méchant.
Alors, je suis désolé pour ceux qui aimaient The Soft Moon - la chronique en question faisait de ce constat sien le fondement d'une certaine adulation - et leur probable désamour à venir pour le groupe. Moi, on se doute, ça m'arrange. Surtout quand, en guise de modèles de chansons, on prend Koi No Yokan et Pretty Hate Machine, en y remplaçant toutes les guitares par celles qu'on a coutume d'utiliser, à savoir celles qu'on a volées à Robert S.
The Soft Moon est donc devenu bon ? Tout doux... Être passé du stade où on utilise telle quelle et brute comme morceau une idée sur laquelle de plus talentueux construisent le départ, les accidents, les détours ou la trame d'une chanson, au stade où on bâtit soi-même des chansons, vous fait simplement entrer directement, linéairement en concurrence avec ceux-là-mêmes... périlleux business, pas vrai ? On parle de Robert, de Chino, de Trent, du gonze de Discouraged Ones. Ou même, pour se confronter à figures moins imposantes, aux diversement talentueux et audacieux zozos de Chemlab, Haloblack et consorts. Et face à eux, le type de The Soft Moon a toujours une conception du morceau de musique pop qui tient plutôt du gadget conçu pour se vendre comme des petits pains : sans autres audaces que sous formes d'arômes synthétiques. Certains de ses gadgets sont assez attachants, plus chiadés comme les voici. Certains sont pathétiques, telle la fin du morceau de fin, genre bruitiste industriel tavu, qui donnerait presque envie d'acheter le dernier Okkultokrati, qui dans la catégorie "mignon" s'en sort beaucoup mieux sur ses pistes chambre froide. Tous, comme tout gadget, ne performent qu'une tâche, rudimentaire et sans nécessité.
Mais un jour, peut-être.

vendredi 23 janvier 2015

Xibalba : Tierra y Libertad

Non, non, et non.
Je connais au moins deux vieux brigands dont l'existence prouve qu'amour du death metal et amour du hardcore font des couples heureux, avec des enfants même ; l'un conjugue l'amour d'Antediluvian et celui des Air Jordan. Quant à l'autre, vous le connaissez sûrement : il coupe le pain avec son nez.
Mais Dan Seagrave porte très mal le survêtement Lacoste bien repassé. C'est un fait non négociable. Et parler espagnol ne suffit pas à le froisser, je regrette de devoir vous l'apprendre.

jeudi 22 janvier 2015

Author & Punisher, 21/01/15, Black Sheep, Montpellier

Dans un autre monde où Tristan Shone a le pouvoir, guère constaté chez d'autres que Frédéric Sacri, de se jouer de l'espace et du temps comme d'un chewing gum géant, Terminator et Blade Runner sont le même film. Oui.

lundi 19 janvier 2015

Death Engine : Mud

J'ai un problème avec Death Engine. Quand j'écoute un disque d'eux, j'attends, à peine inconsciemment, d'à nouveau connaître la supertarte qu'ils m'ont collé en concert : cette impression de voir un tout jeune groupe qui viendrait de découvrir This Gift is a Curse la semaine d'avant, qui se seraient rués pour témoigner instruments en mains du choc que ça leur aurait causé pendant qu'ils étaient encore dans l'état, de choc - et qui sans vraiment le vouloir d'ailleurs, seraient directement parvenus au moins au même niveau d'intensité et de virulence, voire à quelque nouvelle altitude encore vierge, avec cette agaçante innocence des jeunes d'aujourd'hui, qui débarquent sans aucune des références de crédibilité de ceux qui ont patiemment fait leur temps et leurs classes, avec la même fraîcheur d'émerveillement horripilante que, tenez, chez Mondkopf : on aime appeler ça premier de la classe, hein ? à condition, alors, de ne pas oublier que dans premier de la classe, il y a premier de la classe ; les résultats qui vont avec, quoi. C'est aussi cela qui agace.
Mais cette attente que je disais est vouée à la déception, forcément, puisque le concert en question se donnait dans une cave exigüe et creusée dans la vieille pierre, et que par surcroît j'avais préalablement fumé un pétard, une fois n'est pas coutume : on sait comment tout devient pharaonique en pareille circonstance, on devine si je suis voué à retrouver jamais cette sensation de riffs sophistiqués, onctueux et flexibles comme quatre murs en ciment, ce chant doté de la même géométrie et densité, cette intensité brute et apocalyptique à laquelle peu sinon Calvaiire parviennent - et cette image simultanée d'un désespoir-désabus post-tout ahurissant, et d'une soif de ciel sans limites. Alors pour parler de Mud, je vais utiliser la possibilité de l'appel à un ami.
Et même à deux amis. J'en ai un premier qui m'a confié avec une gourmandise non dissimulée : "Death Engine, ce groupe de goths !". Il a probablement tout sauf tort, et je pense voir assez bien les éléments qui appuient le sentiment. Sauf que comme on a ses marottes, et ses verrouillages psychologiques, je vois dans Mud non un groupe de goths, mais des passages goth - cold, pour être précis. Death Engine restent obstinément pour moi un groupe de hardcore, et c'est très bien comme cela ; mais je vois les passages ; très probablement ceux qui font du groupe le fossoyeur involontaire de tout ce que peut inventer une escroquerie telle que Sacred Bones, ceux qui personnellement me font penser à Kill the Thrill, ce que pour ma part je n'appelle pas goth mais coldeux, et toujours pour ma part, cela fait une différence - qui n'est pas incompatible avec le fait de rester un farouche groupe de hardcore, en témoignent Tombs à leurs débuts, This Gift is a Curse, Year of no Light quand ils étaient bons, ou 400 The Cat.
D'ailleurs mon second ami, lui, m'a plutôt demandé, narquois, si "je gérais les relents screamo". Comme vous vous doutez, je me suis empêché de répondre que l'inquiétude n'avait pas lieu d'être, puisque j'étais fan de Liturgy ; à la réflexion d'ailleurs, il m'en revient bien d'autres, des noms de groupes qui expliquent que j'aie eu aussitôt envie de lui répondre que j'aimais le screamo avec une bravoure intrépide : Kickback, Lutomysl, Early Graves, The Cure '82... On voit si j'ai des raisons de me défier du genre par crainte d'un déficit en violence pure. D'ailleurs comme beaucoup de groupes de screamo d'aujourd'hui, Death Engine est teinté de black metal, pour tempérer un peu cette violence.
Tout ça pour dire quoi, au juste ? Qu'on s'en fout. Il y a du black, dans Mud, il y a de la cold wave, tenez il y a même de l'apo-folk, de l'industriel évidemment aussi, des horizons de ciment et du deltaplane, et - tenez - je viens même de retrouver à qui me faisait penser par endroits cette lugubre basse, sans grimaces et sans pitié : à Rise to Infamy : pour le coup c'est avéré, on parle bien de screamo de fin du monde, avec le canon scié sous le siège passager. Il y a tout ce qu'on veut dans Mud, on est aujourd'hui, dans les années 10, après tout, puis au fait c'était pareil hier : ça s'appelle le punk hardcore. Réécoutez In My Head pour voir et amusez vous donc à l'épingler quelque part, votre étiquette : en tous les cas elle sera jamais sur le disque, parce qu'il est vivant, toujours en mouvement, et pas décidé à se laisser coucher sur une page de livre d'histoire ; amusez vous à trouver tous les passages qui consciemment ou non ont été pillés depuis trente ans par les styles musicaux les plus divers. Je ne parle toujours pas d'histoire, vous vous en doutez : je parle de punk, et le groupe de punk se fout de l'histoire, à part de faire la sienne à coup de pompes à la cantonade dans le fouillis de son époque.
Ici c'est pareil. Death Engine font ce qu'ils ont à faire : mettre la dégelée, et se désanusser eux-mêmes dans le processus, c'est ce qu'on attendait d'eux, mais ils n'ont jamais rien signé de contractuel sur la façon dont ils le feraient ; il y a bien dans leur premier album un peu de tout ce qu'on a dit plus haut, à moins qu'il n'eût peut-être été plus simple de citer tout simplement Converge ; ou alors ceux qui jouent Converge mieux que Converge ne sait le faire aujourd'hui, à savoir encore une fois Calvaiire ? ou bien ceux qui font le mieux ressortir le fan de Cure chez Converge, à savoir encore une fois Year of no Light époque Nord ? A moins que ce ne soit du pareil au même, et pour être de l'avis de mes deux amis à la fois, la définition du bon groupe de screamo ? Et puis au bout du compte, tout comme lors du fameux concert, le résultat est un bloc d'une homogénéité, d'une personnalité et d'une urgence aussi brutes que sciantes. Cette fraîcheur qui est un froid de canard, cette sensibilité plus aigüe qu'aigüe et aussi diplomate qu'un TGV lancé... ce sont bien eux après tout. Ces sacrés fichus Death Engine. Joy Division aussi, d'après ce que j'ai cru comprendre, c'était assez violent en concert. Ça tombe bien : c'était du punk aussi.

jeudi 8 janvier 2015

Old Head : Maximum Rock

Si vous avez joui déjà au virage turbohard du dernier Total Fucking Destruction, et que la promesse d'encore plus de hard par les mêmes anges écarlates, d'une voix qui marie le meilleur de la virilité de King Fowley et de la gouaille de Mike Muir, des guitares qui ont le plus vicelard des débuts de Guns'n'Roses et de ceux de Metallica à la fois, de heavy/thrash en parfaite symbiose avec l'ébullition permanente de Rich Hoak, sonne comme gospel à vos oreilles, si vous êtes prêt à connaître l'expérience d'être transsubstantié par les riffs qui accompagnent une chanson où une glamouze raconte comment il a failli couper sa chevelure...
Venez à nous, mes frères.

mercredi 7 janvier 2015

Cold Dark Matter Records : Prima Giedi

Écrire à propos des compilations, ce n'est pas franchement ce que je préfère. Tout va bien, celle-ci me facilite le contournement de la difficulté - Monsieur Luce est un chic type, tout le confirme (oui, aujourd'hui sa modestie va encore prendre cher, elle aussi).
Déjà le titre vous donne une bonne idée de ce qu'est ce double (appelons-le) album : référence fièrement assumée à Frank Herbert, et modeste mais ferme affirmation de sa propre voix ; les deux cd, faut-il le préciser, s'intitulent Deimos et Phobos, on part donc ailleurs, et on reste dans la sûreté d'un bon goût scandaleux. La feuille promo, ensuite : "Cold Dark Matter Records is a french record label specialized in ambient, industrial, death/doom/black/drone and chaotic music"... ce qui pourrait porter à sourire, et en vérité fait sens ; voire force l'admiration devant sa brusque clairvoyance. Parce que c'est, donc, exactement de tout cela qu'il s'agit : un double cd bien digne d'un fan de Skullreader, une compilation du genre qui connaît peu de specimen, par son homogénéité - le dernier exemple étant Fathers of our Flesh - sauf qu'ici, faites excuse, l'exploit est un peu plus épais, on n'a pas de matériau de base commun pour assurer la texture ; une série étonnamment cohérente, disions nous, de paysages et scènes d'un univers étranger, loin, loin au-delà de nos étoiles... Je voudrais bien me curer de mon dernier tic en date, de dégainer bien facilement l'appellation film à propos de disques, mais ce n'est pas Monsieur Luce qui va m'aider aujourd'hui en vérité - un tic si commode pour se défiler devant le devoir du track-by-track. Vous dites ? Quoi de si héroïque à faire sonner ensemble doom, death, indus, ambient, tous mêmement apocalyptiques, et que tout s'enchaîne comme un film bien foutu ? Je me contenterai de répondre que Cold Dark Matter et sa compilation-manifeste, à l'instar des albums de Mudbath et Pornography, tire le meilleur parti qu'il y a à tirer de la bouillonnante et joviale confusion actuelle des genres, ceux-là et quelques autres. Oui, voilà une officine qui a une vision claire de ce qu'elle veut exprimer, et qui sait agencer des morceaux pas nécessairement conçus pour s'entendre et se coordonner, et comment tout à cette condition tombe à sa place, se consolide mutuellement et construit une œuvre. Il s'agit bien de déballer les grands mots.
Il suffit de dire - pensez donc ! - qu'un morceau de Jessica93 y prend des qualités parfaitement rafraîchissantes (comme un seau d'eau glacée dans le dos) de transition cold-wave délicieuse (mais qui doutait qu'un morceau de vieux Cure paraisse aussi naturel et bien venu que respirer, en toute circonstance ?), surtout ainsi placée après la longue procession funèbre pour astéroïde concentrationnaire seul, proposée par les bourreaux d'In the Final Analysis (pré-Love Sex Machine, apprends-je). Mais comme la seule piste distinguée ici ne saurait être celle-ci - ni celle de V.I.O.L, qui réalise pour sa part la prouesse de me concilier pour une fois avec Ivo Père, en terrain neutre, sans solo de batterie permanent et sédatif, sans non plus renoncer à ses vastes compétences techniques pour se confiner à un rôle de boîte à rythmes pourtant si approprié en l'occurrence, mais révéler un très chouette et pour tout dire assez impressionnant registre de black monumental de fin des temps, au son des bottes et des cris de nazgûls, venant équarrir et calciner en clôture des débats tout ce qui reste, et visiblement il reste beaucoup puisqu'il prend le temps qu'il faut, et sur plusieurs couches - force sera, donc, de mentionner également... un bon paquet de trucs, en fait. De prestations individuelles qui brillent surréellement dans ce bel et scintillant effort collectif.
Bitcho, par exemple, qui non contents de contenter parfaitement les attentes relatives à une compilation (à savoir vous piquer d'envie pour un groupe qui n'avait jamais eu l'heur de vous aimanter plus que ça jusque-là), illustrent parfaitement ce que je disais, avec leur morceau de stoner cosmique dont le contexte général fait exploser les arômes industriels et cosmiques, le faisant presque ressembler à du Kill the Thrill - pendant que Kill the Thrill ne ressemblent pas à ce qu'on a la paresse de penser d'eux par habitude, et délivrent une version live époustouflante de grâce malade, fragile, arachnéenne, translucide, luminescente, d'un morceau qu'on croyait connaître par cœur, et voilà qu'on pourrait tenir des paragraphes et des paragraphes sans épuiser la beauté douloureuse de cette eau-forte, où nos chéris rappellent de cuisante manière qu'ils peuvent vous déchirer le cœur en deux sans même y toucher, se valant à eux seuls l'achat de l'album avec la plus grande célérité.
Mais il ne s'agirait pas d'oublier notre hôte, et un ART238 épatant, aussi crédible et impitoyable dans ses méthodes industrielles que dans son esprit death metal, toujours aussi impossible à clouer sur place pour s'en rendre maître, toujours plus inhumain malgré une ambiguïté accrue, et largement au niveau d'un Napalm Death... qui aurait sombré enfin dans la démence baroque : une entame d'histoire tonitruante et pourtant tout à la fois intrigante : la vigilance est d'emblée épinglée à son sommet, l'atmosphère à la menace rampante, et la piste de Bagarre Générale qui suit n'en prend que davantage de relief - non que son climat irréel fait de Tanger et d'Interzone des faubourgs de Tau Ceti en manquât le moindrement, avec ses relents cannelle, opium et curcuma digne d'un Manorexia frappé d'une torpeur vénérienne inédite, et qui nous rappelle le bon temps où Shining ne jouait pas du blackjazz - laquelle musique de polar rejaillit à son tour, et tout naturellement, en cascadant sur le suivant : la magnifique participation d'Haxo (qui voit discrètement celle du taulier à nouveau, de participation...) et son El'Wiz rastafari qui rencontrerait Albator (le stoner doom n'empêche jamais la new-wave chez Cold Dark Matter : il faut vous y faire) sur la planète de Tarantula Hawk - talonnée par Hendiadys, side de Fange qu'on verrait bien devenir le projet principal, puisqu'ils nous jouent pour l'occasion Atomine Electrine mieux que l'original ait jamais su... Eh mais ! c'est que si je n'y prends garde c'est le track-by-track qui va venir à moi... Ne manque plus pour avoir l'effectif complet de Deimos qu'à relever que le morceau de Treha Sektori ferait un très joli inédit de Necrophorus, voire de Raison d'Être, continuant d'établir une guère étonnante ni honteuse parenté entre Cold Dark Matter et Cold Meat Industry ; et harponnant étonnamment bien une attention qu'ils ont du mal à retenir sur leur album.
En entame de Phobos, Abjvration à leur tour profitent du contexte global et voient leur death caverneux se parer de la profondeur cyclopéenne qui nimbe tout le bazar dans son inquiétant ensemble, voire des atours d'un Incantation transformé en vaisseau-monde nimbé de terreur ; et l'on salue au passage la classe qu'il y a à ouvrir chacun des deux disques sur un généreux steak de death metal. Reverence, quant à eux, se montrent à la hauteur du meilleur qu'on se sait en droit d'attendre d'eux, les faux éternels seconds, toujours oubliés, et vraies fines lames, de la fameuse "scène black française" dont ils sont un peu ce qu'au metal indus sont... Red Harvest ! Équivoques, suggestifs, inquiétants : en somme un peu comme Bagarre Générale, malgré un style, ou disons des matériaux, aussi différents que possible ; leur patte étant, si l'on y réfléchit, déjà emblématique de la façon de Prima Giedi, faisant coexister en parfaite cohésion des vocaux évocateurs de Phazm et d'Alice in Chains, et un panorama black ensablé de mystère, pervers, industriel... un monde toujours très herbertien voire harkonnen, au bout du compte.
Bref, presque chaque morceau mériterait un article moins condensé digne d'un petit e.p, leur tout forme un tétanisant double album ; et l'on émerge de ce voyage au bout de l'univers, de cette hallucination aux dimensions d'une cathédrale, concassé, trépané, déchiqueté, transmuté, piétiné, carbonisé ; et baigné d'un profond sentiment d'unité, ainsi que d'une grande satisfaction de cette harmonie. Plein de gratitude pour tous les participants. Du coup on les fait tous solennellement sociétaires de l'académie de musique industrielle, c'est plus simple et ça vous fait une notion simple avec laquelle repartir de cette pesante conférence ; et après tout des grandes compilations comme celle-ci il n'y a que dans l'industriel qu'on en a rencontré.