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Affichage des articles du février, 2015

Cowards : Rise to Infamy

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Lorsqu'on reçoit enfin son exemplaire commercial de Rise to Infamy, on se dit que faire la promo de n'importe quel disque produit par Francis Caste sur des formats transformés, qu'ils soient mp3 en 128 cacas ou flac, devrait être passible de peines de prison ; mais que dans ce cas précis, plutôt d'une médaille du type qu'on donne aux pompiers : il est en effet probablement procédé ainsi pour éviter à ceux qui ne l'écoutent que par obligation, et ne sont pas suffisamment cons pour s'infliger ça de leur plein gré, de subir ce que l'album a pour seul intention à votre endroit : vous lacérer les tympans. Et vous mettre, par cette entrée, votre petite pulpe mignonne de psyché à sac.
On a suffisamment dit que Cowards n'était pas Kickback, eux-mêmes le disent très intelligemment lorsqu'on leur pose pour la what-millième fois la question, c'est donc uniquement par vice qu'on va le répéter : Rise to Infamy montre Kickback pour les talentueux ému…

Liturgy : The Ark Work

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On ne va évidemment pas débattre de la trve innocence et simplicité de Hunter-Whatsisnameagain : si les musiciens qui font la bonne musique sont en sus des types sympas voire de potentiels potes, c'est du bonus, et c'est tout. On s'en branle, et pas qu'au fond. Je veux dire, Filosofem est un grand album.
Et Hunter Whatsisname présente autant de juvéniles ressemblances physiques avec Christian Vikernes que The Ark Work en présente avec la verdeur synthétique de Filosofem, au passage.
De toute façon, il est très probable, de ce qu'on ne peut éviter de savoir du gonze, qu'il a tout un concept post-sophistiqué derrière ce nouveau disque. Et on s'en branle. On se branle de rappeler une énième fois qu'accomplir l'hérculéen travail qu'il faut accomplir, pour que le résultat sonne simple, est encore plus admirable - que quoi ? Parce qu'on se branle aussi de savoir si techniquement le dernier e.p. d'Urfaust est difficile à réaliser ou pas : regar…

Sarpanitum : Blessed Be My Brothers...

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Y a un truc qui est formidable avec le death metal : c'est l'un de ces genres (me demandez pas les autres, là comme ça hormis le doom j'en vois pas, je vais encore passer pour sectaire) où tu peux tomber sur des disques qui ne te laissent pas d'autre choix que de te dire : ÇA,  ce disque EST le death metal ; je veux dire  par là qu'il y en a plusieurs, de quoi satisfaire un solide appétit même, et qu'ils ont assez peu à voir ensemble - sorti du fait qu'ils SONT le death metal, et donc qu'ils sont du death metal, je veux dire. Regardez les derniers disques de Ghoulgotha, de Teitanblood, d'Obituary, de Grave Miasma, d'Incantation... On va s'arrêter là parce que je vais en oublier si j'essaie d'être complet, et que ça me fera chier. Pas envie d'éditer dix fois cet article.
Parce qu'il y a une chose qui est sûre et qui doit également être dite dedans, c'est que de toute évidence et sans conteste possible, sinon c'est que …

Ghoulgotha : The Deathmass Cloak

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The Deathmass Cloak, c'est un peu - beaucoup - se réveiller au beau milieu de la nuit et allumer la lumière crue de son plafonnier dans l'intention ferme et plate d'établir formellement et de façon flagrante la certitude, qu'on a déjà, qu'il n'y a rien de plus anormal dans la pièce qu'une ombre inquiétante projetée par votre paletot en bouchon sur la chaise - et découvrir qu'il y a bel et bien un invité impromptu dont la face n'est qu'un monticule de poulpes accouplés à divers stades de flaccitude amoureuse et humanescente. En vérité on est ici bien plus ancré dans le lovecraftien que chez maint groupe se reposant sur la production et la prolifération de riffs au décibel carré pour amener ce qu'il convient de goût de vase dans la bouche, quand Ghoulgotha en dégueule dans chaque riff hideusement lisible, et n'était une propension sans doute excessive pour les tempos trottés, mériterait au titre de sa seule laideur de tous les instants une…

Urfaust : Apparitions

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Satan, t'es gentil, mais tu rentres chez toi, ta maman t'a préparé un flan ; surtout que, je suis sûr, t'as toujours pas mon blé...
On pourrait, j'imagine, voir quelque chose de metal dans ce maxi d'Urfaust, dans cette rencontre prodigieuse qu'il opère entre un état de grâce de moine orthodoxe et une odeur de stupre antique renversante et ensorcelante... Sauf que justement le metal en aurait fait un prodige ; le metal fait les choses à sa façon sensationnaliste - et c'est très bien comme ça - et il ferait de pareils morceaux un blasphème, une profanation, une désécration, une collision cataclysmique et épique, que sais-je...
Les morceaux d'Urfaust, eux, ne voient pas le paradoxe, dans ce qu'ils contiennent ; que l'harmonie, et la grâce, à laquelle ils sont tout entiers consacrés, et qu'ils haussent à des hauteurs séraphiques, puisqu'ils sont une cathédrale divinement élancée, un abîme de volupté, l'âme et le corps soudés et glués dan…