lundi 23 mars 2015

Volition : Wreck Among Ruin

Vous n'imaginez pas la chierie que c'est de parler de Volition sur un site spécialisé, et un où il faut classifier avec des étiquettes. Est-ce donc du sludge ? du doom death ? ou du tradoom ?
WAR, c'est probablement juste du pur doom, seulement chaque riff est un tombereau de terre qui vous est versé dessus par une pelleteuse arthritique, et peu lui importe à elle qu'elle soulève quelques poutrelles enterrées avec chaque bouchée ; WAR c'est du Warhorse mais alors d'ouvrier agricole en fin de droits au chômage ; chaque morceau de WAR fait honneur à sa riante pochette pétillante de ruralité anglaise florissante et printanière, est un bloc d'horizon noir bien bouché, avec dedans chaque un morceau de vitrail en bave d'escargot séché qui est un foutu solo comme vous en avez rarement entendu d'aussi toxique pour le moral, qui tiennent autant du vieux Cure que du prolo-Darkthrone récent ; des solos pisseux et d'une lividité cadavérique qui sont le petit napperon laid de dentelle édentée posé sur le dessus du gros buffet de campagne vermoulu jusqu'au trognon mais qui ne t'aplatira pas moins aussi facilement qu'un cloporte en te tombant dessus.
Volition ça chie une noblesse miséreuse qui t'en ferait pleurer une fosse à vidange si seulement la noblesse autorisait les pleurs. Mais elle les autorise pas, surtout la noblesse du péquenaud dépressif, alors tu fermes ta gueule et tu reprends une pleine plâtrée de riff doom doux et inexorable comme une belle assiettée matinale de porridge au ciment - et au fumier, ça te fera une jolie petite cannelle, tiens.
Y a pas, depuis le second Atavist, rarement le purulent aura-t-il sonné aussi... beau ; beau comme cette batterie qui est le tonnerre du petit trot d'un percheron se hâtant guilleret vers l'abattoir, beau comme ces riffs qui pulvérulent en grosses mottes chaudes de fumier... Y a pas, non, ces cochons d'Anglais ont l'amour de la terre.

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