samedi 25 avril 2015

Nocternity : Harps of the Ancient Temples

Imaginer Nocternity, c'est pas très compliqué : vous prenez Filosofem, tout ce qu'il a de malingre, de fin jusqu'à la trame, de longiligne, de lupin, de lancinant ; vous y ajoutez, c'est simple mais ce n'est pas rien, un fil épique fait d'une saisissante atmosphère de grottes étincelantes, merveilleuses et profondes - faites appel à tout ce que vous avez comme bagage de lectures heroic fantasy, le gars est fan de Game of Thrones depuis bien avant vous - à laquelle se surimprime une non moins saisissante humeur de maussade chevauchée cisaillée  par un crachin éternel et cruellement pénétrant - appelez Trelldom à l'aide si besoin - et caressée  comme on s'épluche le museau au rasoir par quelques miaulements de guitares héroïques, vers le cœur funeste de l'orage qui se rassemble à l'horizon.
Vous ajoutez que tout comme pour Sordide, un album de black aussi trempé jusqu'aux os par la lenteur malade et la basse ne peut foncièrement pas être moins que bon. Normalement vous avez déjà tout ce qu'il faut pour subodorer la toxicité de ce disque, quelque part entre le coup de poinçon au ralenti d'un stylet de glace, et la plainte d'un hautbois joué par la sorte de Nazgûl ou d'elfe noir qui vous viendra en tête - personnellement je pencherai peut-être un Fey de la regrettablement inachevée saga de K.K Rusch, ou pour quelque personnage émacié et sardonique des débuts des Chroniques de la Lune Noire, mais chacun verra midi à sa porte, pourvu que le gadjo ressemble à une manière de croisement entre Konrad Curze et Kristian Espedal, dessiné par un mangaka fan des Virgin Prunes.
Voilà pour le teaser, je vous laisse appuyer sur play quand vous vous sentez prêts - assurez vous d'avoir éteint le smartphone et réglé les affaires courantes, vous allez être ailleurs un petit moment.

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